La pastenague épineuse

Fiche poisson, dernière mise à jour : 09/10/2020

Introduction

La pastenague épineuse est une géante parmi les raies pastenagues. Les plus grands individus dépassent les 3 mètres et les 300 kg.

Cette espèce fréquente la côte ouest de l'océan Atlantique, du sud des États-Unis à l'Argentine. Elle est également présente sur la façade est, du Sénégal à l'Espagne. Elle est rare en Méditerranée, zone dans laquelle une autre espèce, Bathytoshia lata, est plus commune.

Qui est-il?

Informations scientifiques

Famille Dasyatidae
Genre Bathytoshia
Descripteur (Mitchill)
Année de description 1815

Spécificités des espèces du genre

Les espèces de ce genre appartenaient initialement au genre Dasyatis. Comme ces dernières, elles appartiennent à la famille des Dasyatidae communément appelées raies pastenagues.

Comme chez les autres raies, le corps est plat et des stigmates sont visibles sur la partie dorsale. Ces petits trous forment un système de respiration alternatif utilisé pour aspirer l'eau qui est ensuite rejetée par les fentes branchiales en partie ventrale. De cette manière, les raies n'aspirent pas de sable lors de l'inspiration.

En 2020, ce genre comprend trois raies géantes, avec la plus grande qui peut atteindre plus de 4 mètres. Toutes possèdent une longue queue dotée d'un aiguillon venimeux. Les raies n'hésitent pas à planter ce dernier lorsqu'elles ressentent une menace. L'aiguillon repousse. Il est naturellement remplacé tous les 8 à 12 mois. Lorsque ce dernier tombe, il reste dangereux par sa forme effilée et pointue et par la présence de denticules rétrogrades qui peuvent percer la peau à la manière d'un harpon.

Au moment où l'aiguillon se plante dans les tissus d'une victime, le tégument qui l'entoure est rompu, ce qui provoque la libération du venin. Ce dernier est produit dans deux glandes sont situées à la base de la queue.

Malgré leurs grandes tailles, les Bathytoshia se rencontrent à proximité des côtes, dans des eaux peu profondes. Elles passent une partie de leur journée enfouie dans le sable et la boue aussi bien pour échapper à d'éventuels prédateurs que pour capturer les proies environnantes. Elles sont ovovivipares et donnent donc naissance directement à des poissons totalement formés.

Il convient d'être très prudent à proximité d'une raie de ce type. La piqûre est douloureuse et le venin puissant peut provoquer des réactions traumatiques.

Le venin des raies est thermolabile, c'est-à-dire qu'il est détruit par la chaleur. Pour plus d'informations, voir notre section "Quoi faire en cas de piqûre ?".

Caractéristiques principales

  • Taille
    entre 125 et 300 cm
  • Forme
    ronde
  • Motif
    -
  • Mimétisme
    Aucun

Comment me reconnaître ?

Les yeux sont positionnés très haut sur le corps et on distingue aisément les larges spiracles qui lui permettent de respirer. Les grands spécimens possèdent une queue épineuse ainsi que des tubercules sur les parties extérieures du disque.

La queue très longue, mesure la même taille que le corps.

Cette espèce peut être confondue avec Dasyatis pastinaca, la raie pastenague commune, mais cette dernière n'a pas de protubérances sur le dos. Les jeunes peuvent être confondus avec Dasyatis tortonesei, mais pas les adultes car cette dernière n'excède pas les 80 cm.

Dimorphisme & Dichromatisme

Comme chez les requins, les raies possèdent deux pterygopodes. Ce sont des appendices issus de la modification des nageoires pelviennes qui permettent la transmission du sperme jusqu'au cloaque de la femelle. Les mâles ne peuvent en utiliser qu'un seul à la fois.

Mode de vie & Comportement

  • Sociabilité adulte
    solitaire
  • Mode de vie
    Diurne
  • Territorial
    Non
  • Type de nage
    plutôt vif

Cette espèce suit un mode de vie solitaire. Elle fréquente les fonds sableux côtiers dans lesquels elle passe une grande partie de la journée enfouie.

Elle se nourrit d'invertébrés et de poissons vivant sur le fond, comme les vives et les gobies.

Camouflée, elle ne craint pas les plongeurs et les baigneurs, ce qui la rend particulièrement dangereuse. Si elle se sent menacée, elle redresse son aiguillon et fouette avec sa queue pour piquer l'intrus. La piqûre est parfois mortelle. Son mode de défense n'est pas sans rappeler le serpent sur terre.

Elle est également dangereuse pour les pêcheurs qui peuvent facilement être piqués en cas de capture.

Poisson potentiellement mortel

Cette espèce est très venimeuse et peut causer de graves accidents au toucher. Dans les cas les plus graves, elle peut engendrer la mort.

Que faire en cas de piqûre de pastenague épineuse ?

En cas de piqûre, il convient de respecter les règles suivantes, dans cet ordre :
- Isoler la victime du danger et la sortir rapidement de l'eau
- Prévenir les secours
- Allonger le sujet en position demi-assise et lui éviter tout effort
- Immobiliser le membre touché
- Nettoyer la plaie
- Le venin de cette espèce étant thermolabile, il peut être neutralisé s’il est soumis à une température d’environ 45°C. Il est donc possible de chauffer la plaie. Cette technique populaire est à pratiquer avec beaucoup de précautions pour ne pas aggraver la plaie en la brûlant. Il est conseillé de plonger le membre touché dans de l'eau chaude.
- Si la piqûre est trop profonde, chauffer la plaie sera moins efficace.

Parfois la piqûre peut provoquer un malaise voire une perte de connaissance chez la victime. Les piqûres sont généralement très douloureuses.

Mode de reproduction

Cette espèce ovovivipare peut avoir de 2 à 4 petits par portée, après 4 mois de gestation. La naissance a lieu au début de l'hiver dans l'océan Atlantique Ouest.

D'où vient-il?

Statut de conservation IUCN

En Savoir Plus

Dans cette catégorie sont incluses les espèces largement répandues et abondantes. L'Humain fait partie de cette catégorie.

Quel est son écosystème?

Caractéristiques du milieu

  • Pronfondeur
    15 - 50 m
  • Température
    10 - 27 °C
  • KH
    7 - 12
  • Courant
    Faible - Moyen

Présentation du biotope

Cette espèce affectionne les fonds sableux. Elle est plus commune entre 15 et 50 mètres, mais elle a déjà été observée dès les premiers mètres et jusqu'à plus de 250 mètres de profondeur.

Littérature associée à l'espèce

Pour aller plus loin

En apprendre plus sur la toile

Réalisation

Participation & Validation

L'équipe de Fishipédia et les contributeurs spécialistes s'engagent à apporter un contenu de haute qualité. Cependant, bien que l'information soit issue de sources scientifiques ou de témoignages d'expériences de spécialistes, les fiches peuvent contenir des imprécisions.

Adrien Falzon

Benoit Chartrer

Julie Magnus

Références bibliographiques

The Rays of the World project – an explanation of nomenclatural decisions - PETER R. LAST - MARCELO R. DE CARVALHO - SHANNON CORRIGAN - GAVIN J.P. NAYLOR - BERNARD SÉRET - LEI YANG - The Rays of the World project - 2016.

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Modèle de fiche et contenu © Fishipedia / Encycloweb - Reproduction non autorisée sans demande préalable - ISSN 2270-7247

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