Notre éthique

Notre éthique

Introduction

En ces temps de profonds changements, nous pensons qu’il est fondamental de communiquer toujours plus autour des problématiques environnementales impactant la biodiversité en milieu naturel.

La réduction des forêts primaires, la détérioration des récifs coralliens et des zones de marais, le réchauffement des eaux sont des réalités et sans action globale, de nombreuses espèces disparaîtront de leurs milieux.

Depuis le lancement de Fishipedia, Nous avons choisi de nous impliquer dans une mission pédagogique de sensibilisation en essayant de concilier bonnes pratiques des activités de loisir autour des poissons et respect de la biodiversité aquatique.

La protection de la faune et les projets de conservation

Soucieux de la fragilité des écosystèmes, l’équipe de Fishipédia s’engage à fournir à travers le FishiBlog un maximum d’informations concernant les actions de préservation menées à travers le monde. Nous indiquons sur nos fiches l’indice de protection IUCN des espèces présentées. Celui-ci est un indicateur de l’état de santé des populations dans le milieu naturel.

Nous soutenons et encourageons les initiatives individuelles comme le ramassage de déchets sur les plages ainsi que les opérations à plus grande échelle comme la mise en place de passes à poissons sur les barrages.

Nous condamnons le prélèvement d’espèces protégées et saluons la création de réserves permettant aux écosystèmes de se reconstruire. Ces évolutions sont aujourd’hui indispensables à la survie de certaines espèces.

Écotourisme et respect des milieux

Passionnés et amateurs de la vie aquatique, vous serez amenés, lors de vos vacances et vos séjours professionnels, à mettre la tête sous l’eau pour découvrir les merveilles des fonds aquatiques. Certaines règles sont à respecter pour conserver ces milieux de manière durable.

Lors de votre mise à l’eau, prenez soin de passer par des zones sableuses afin de ne pas piétiner les coraux si vous êtes en mer ou de détruire les différents habitats plantés si vous êtes en eau douce. De manière générale, faîtes attention où vous mettez les pieds, en particulier dans les zones de récifs tropicaux, vous éviterez peut-être également de marcher sur des espèces potentiellement dangereuses. En rivière, ne créez pas de retenues d’eau artificielles avec des pierres.

Bien entendu, qu’importe le milieu, rapportez vos déchets et si possible, récupérez à minima les plastiques et autres déchets non renouvelables croisés sur votre chemin.

N’achetez ni coquillages, ni étoiles de mer ou hippocampes séchés, ni coraux dans les magasins. Ce commerce non encadré fait des ravages parmi les populations des espèces précédemment citées, en particulier dans les zones à forte fréquentation touristique. Ces animaux sont bien plus intéressants à observer dans leur milieu.

Vers une aquariophilie responsable

Introduction

L’équipe de Fishipedia s’engage à vous donner les informations les plus précises possibles sur le maintien de poissons en aquarium en respectant une série de règles d’éthique. Nous nous efforçons de vous conseiller au mieux en espérant vous aider à pratiquer une aquariophilie respectueuse du bien-être animal et de l’environnement.

Aux pourfendeurs sans concession de la pratique aquariophile, sous le prétexte que les poissons sont mieux dans de grands espaces que dans un aquarium, nous répondons que tout est une question de respect des besoins vitaux et de bien-être des animaux, d’équilibre des populations sauvages et de connaissances.

La grande majorité des poissons que nous conseillons en aquarium sont des petites espèces issues d’élevage. En aquarium, ils ne sont ni soumis à la prédation, et au stress qui l’accompagne, ni au manque alimentaire.

La difficulté de maintenance et d’acclimatation

Certaines espèces d’origine sauvage, comme le Zanclus cornutus, sont difficiles à acclimater et à habituer à de la nourriture inerte.

L’acclimatation de ces poissons à un environnement artificiel peut prendre plusieurs mois, et devraient être au préalable réalisée par des professionnels, avant sa vente. Malheureusement, ces espèces sont généralement proposées aux particuliers avant d’avoir finalisé ce processus. Plus sensibles au stress et aux maladies, leur espérance de vie en aquarium s’en voit fortement réduite.

Nous voyons également parfois des espèces que l’on sait très difficile à maintenir sur le long terme. Par exemple, les Hippocampes, les Crinoïdes et autres coraux non photosynthétiques (planctophage) ou encore l’Oxymonacanthus (coralivore). Ce sont des animaux ayant des régimes alimentaires spécifiques difficiles voire impossibles à reproduire en captivité.

La taille et le phénomène de nannification

la majorité des poissons sont vendus sous forme juvénile, ce qui fausse la perception de l’acheteur. On retrouve par exemple fréquemment le Naso vlamingii en magasin malgré ses 60 cm à l’âge adulte. Autre exemple, les Hemiscylliidae (requin chabot), vendus sous la forme d’œufs. Les adultes mesurent plus d’un mètre et n’ont pas leur place dans un aquarium classique. En eau douce, plusieurs espèces n’ont pas leur place dans des aquariums de taille standard. On peut citer, entre autres, les pangas, les arawanas ou encore le cajaro (Phractocephalus hemioliopterus).

Souvent, les poissons sont maintenus dans des volumes trop petits. Ils n’atteignent pas leur taille adulte dû à la pression de leur environnement. Leur espérance de vie en est réduite et ils sont plus sensibles aux maladies.

On rencontre le plus fréquemment des phénomènes de nannification chez les scalaires et les altums, et bien entendu chez le poisson rouge qui n’a pas du tout sa place dans un aquarium boule.

L’état des stocks dans le milieu naturel

La grande majorité des espèces marines et une petite partie des espèces d’eau douce vendues en aquarium sont des animaux prélevés dans la nature.

Certaines d’entre elles comme les poissons-clowns, le crabe vampire ou le Pterapogon kauderni ont vu leurs populations drastiquement impactées dans le milieu naturel suite à des phénomènes de mode. En eau de mer, nous trouvons des poissons d’élevage, mais leur prix étant supérieur au sauvage, ils sont encore peu achetés. Chez ces espèces, nous aurions tendance à vous inciter à acquérir des individus issus d’élevage afin de limiter l’impact sur les populations sauvages.

Il arrive que le commerce de poissons sauvages participent à la préservation d’écosystèmes complets car il apporte un moyen de subsistance à des populations dans des régions reculées (c’est le cas en Amazonie par exemple). De manière générale, nous vous conseillons de vous renseigner sur l’état de santé des populations et des écosystèmes des espèces d’origine sauvage.

La longévité des espèces

On en sait encore peu sur l’espérance de vie des poissons. A ce jour, il est validé que plusieurs espèces d’eau de mer vendus en aquarium peuvent atteindre plusieurs dizaines d’années, ce qui implique, en cas d’achat, une une responsabilité à assumer sur du long terme.

Les comportements de prédation

Certains poissons sont de grands prédateurs comme les Crenicichla, les Channa, les Rascasses ou encore les mérous. Ces prédateurs doivent être maintenus en aquarium spécifique ou avec des espèces de plus grande taille.

Le risque d’espèces invasives et nuisibles

Depuis le siècle dernier, l’intensification des échanges a engendré toute une série d’événements qui ont conduit à l’arrivée d’animaux exogènes dans de nombreuses régions du monde. Les cas les plus connus sont l’invasion des lapins en Australie, la pullulation de la gambusie pour la lutte contre les moustiques ou encore l’expansion des tilapias dans de nombreuses régions tropicales.

Bien que toutes les espèces exogènes n’aient pas le même impact sur l’environnement, nous condamnons globalement ces pratiques. Les conséquences de l’arrivée d’un nouvel acteur dans un milieu sont inconnues et peuvent engendrer des perturbations durables.

Les équilibres écologiques ont mis des centaines de milliers d’années à se mettre en place, ces phénomènes ont engendré une explosion dans la diversité des formes, des couleurs et de comportements. Nous respectons cette biodiversité et condamnons les pratiques menant à l’uniformisation des écosystèmes.

Règles élémentaires de plongée

La première et la plus importante pour votre sécurité, ne plongez jamais seul. En cas d’incident, votre binôme peut vous sauver la vie. Portez une combinaison et des gants vous permettra d’éviter de vous blesser sur les rochers ou de vous faire piquer par les méduses et les coraux.

Nous vous conseillons d’utiliser au maximum votre poumon ballast pour flotter entre deux eaux et de ne pas vous allonger sur le sol. Seule une main peut vous maintenir en position horizontale, préférez-y même un petit grappin qui infligera moins dégât et qui vous permettra de vous reposer en cas de fort courant.

Pour la préservation des sites de plongée, ne touchez pas aux épaves, ne ramassez pas les coquillages même inhabités, ne capturez pas les étoiles de mer pour les faire sécher. Rien ne vous empêche de prendre certains animaux dans la main pour les photographier (attention à la toxicité) ou les montrer aux autres plongeurs mais remettez-les à l’endroit où vous les avez trouvés.

Si tout le monde respecte ces règles chaque nouveau plongeur pourra profiter des choses que vous avez vu. Les milieux aquatiques sont un joyaux que nous devons laisser intacte.

Pêche durable & Consommation de poissons

Pêche amateur et sportive

La passion pour les poissons se retrouve aussi dans la pêche avec la méthode du « Catch & Release » ou « No Kill » . Bien que régulièrement dénoncée, cette pratique est extrêmement répandu dans le monde et permet de ne pas tuer systématiquement le poisson attrapé.

Avant de mettre sa canne à l’eau, il est important de se renseigner sur les règles de pêches locales. Elles diffèrent selon les pays, certaines peuvent être très strictes et légalement répréhensibles comme en France, ou inexistantes voire très souples dans d’autres régions.

En l’absence de réglementation, il convient de s’imposer un code de conduite. Il est du devoir de chacun de se responsabiliser sur les conséquences de sa conduite et de ses conséquences sur le milieu naturel. Avant de retirer un poisson d’un hameçon, veillez à bien vous mouillez les mains pour ne pas abîmer ses écailles.

En cas de pêche dédiée à la consommation, il ne faut pas prélever plus que ce que l’on ne peut manger. Ensuite, il faut respecter les gabarits de pêches afin de ne prélever que des individus adultes ayant eut le temps de se reproduire plusieurs années. Cela permet de ne pas impacter les stocks de population de l’espèce pêchée. Ces règles sont applicables pour la chasse sous marine.

Pêche industrielle

Les méthodes de pêches industrielles actuelles comme le dragage, le chalutage non sélectif, la pêche électrique ou la pêche de haut fond ont des impacts dévastateurs sur les écosystèmes.

Les conséquences de la surpêche sont déjà bien visibles sur l’environnement. Outre la diminution des stocks, nous observons une diminution de la taille des individus pêchés. La pression de la pêche est telle que les individus n’ont plus le temps d’atteindre leur taille adulte et parfois de se reproduire. Nous condamnons ces pratiques.

En poissonnerie, nous vous incitons à regarder la provenance des poissons et la présence du logo MSC. Nous vous déconseillons également l’achat et la consommation des requins. Dernier échelon des écosystèmes marins, ce sont des régulateurs essentiels des océans. De plus, aujourd’hui, avec la pollution de plus en plus importantes des eaux, ils stockent de nombreuses toxines qu’il est préférable de ne pas consommer.

Notre mode de fonctionnement actuel n’est pas durable et conduira inévitablement au tarissement des stocks de poissons et à la disparition de nombre d’espèces.

L’équipe Fishipédia