vive-araignée

Nom scientifique Trachinus araneus
Type Vive
Descripteur Cuvier
Année description 1829
Statut IUCN LC
Genre Trachinus
Trachinus araneus Trachinus araneus

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Proches congénères

Espèces du même biotope

Introduction

La vive-araignée est peut-être la plus dangereuse de toutes les vives connues. Elle fréquente les littoraux de l'Atlantique Est et de la mer Méditerranée.

Contrairement aux autres vives qui ont tendance à s'éloigner ou à réagir en cas de surprise, cette espèce est connue pour attaquer des intrus qui approchent son territoire. Des plongeurs font état d'attaques en pleine eau de grands individus (40 cm) et même de la poursuite des palanquées. En cas de rencontre, il est conseillé de rapidement s'éloigner du territoire de cette espèce, et de rester aux aguets si le poisson redresse sa nageoire dorsale. L'attaque est presque instantanée, car ce poisson réalise des bonds rapides pour toucher ses cibles.

Comme chez ses congénères, la piqûre est dangereuse et très douloureuse. Elle provoque rapidement un début de nécrose des tissus touchés.

Cette espèce est moins commune que la grande vive (T. draco) ou que la petite vive.

Qui est-elle ?

Le genre Trachinus

Les espèces du genre Trachinus appartiennent à la famille des Trachinidae. Ces poissons communément appelés « vives » sont connus du grand public pour leurs piqûres venimeuses parfois dangereuses et extrêmement douloureuses.

En 2020, on compte 8 espèces dans ce genre, la plupart vivant dans l'océan Atlantique Est. Une espèce pourrait être présente dans le Pacifique, près des côtes chiliennes. Ces poissons de petite à moyenne taille se rencontrent principalement dans les fonds vaseux, boueux et sableux des eaux côtières et sont rarement observés au-delà des 100 mètres de profondeur.

Spécialistes du camouflage, les vives passent la plupart de leurs journées enfouies dans le sable. Contrairement aux grandes raies pastenagues, elles ont tendance à fuir si des humains approchent. La nuit, elles chassent et nagent librement, parfois en zone pélagique. Elles sont exclusivement carnivores et se nourrissent de petits poissons et de crustacés.

Leur corps est allongé, assez comprimé avec un pédoncule caudal court. La tête est petite, avec un museau court et des yeux situés bien en amont. Les nageoires pelviennes sont situées en avant des pectorales. Les vives possèdent deux nageoires dorsales, une première avec plusieurs épines venimeuses et une seconde longue et composée de rayons mous. Une épine venimeuse est présente au niveau de l'opercule. Une étude a montré que ces épines latérales sont bien plus venimeuses que les épines dorsales.

Les vives n'attaquent jamais, sauf pour se défendre, lorsqu'elles sont surprises. Dans ce cas, un individu redresse la première nageoire dorsale, ce qui indique qu'il est prêt à réagir et à piquer. Via un mouvement vif de la tête, le poisson est capable de frapper une cible avec précision et assez de puissance pour percer des bottes en cuir par exemple.

La toxicité du venin varie en fonction des espèces, mais il semble être toujours potentiellement dangereux. Le venin  provoque un gonflement rapide de la peau ainsi qu'une anémie locale. Un œdème s'étend sur toute l'extrémité piquée et disparaît après plusieurs jours.

La piqûre est caractérisée par une douleur intense qui peut durer de quelques heures à plusieurs jours. Cette dernière irradie parfois tout le membre, puis se généralise. D'autres symptômes peuvent accompagner la piqûre : perte d'équilibre, étouffement, transpiration, problèmes cardiaques, dyspnée... Le premier risque lors d'une piqûre est la noyade au moment du choc.

Sans traitement rapide, une nécrose peut se développer au niveau de la plaie. Il ne faut ni inciser, ni poser de garrot, ni aspirer la plaie. Le venin a des propriétés hémolytiques et neurotoxiques. Il est thermolabile autour de 50 à 60 °C.

Ces espèces sont parfois confondues avec les poissons de la famille des Uranoscopidae. Cependant, chez ces derniers, la tête est plus massive et aplatie, la bouche est protractile. L'épine venimeuse est en arrière de l'opercule alors elle est directement sur l'opercule chez les Trachinidae.

Les vives ne font généralement pas l'objet de pêche commerciale. Elles font partie des prises accidentelles capturées par les chaluts et divers engins artisanaux. Localement estimées pour leur chair, elles sont visées par des pêcheries artisanales régulières. Il semblerait que les accidents surviennent principalement chez les pêcheurs.

Comment la reconnaître ?

  • Taille moyenne
    30 cm
  • Taille maximale
    45 cm
  • Longévité
    16 ans
  • Mimétisme
    Fond sableux
  • Motif
    tâches
  • Taille moyenne
    30 cm
  • Taille maximale
    45 cm
  • Longévité
    16 ans
  • Mimétisme
    Fond sableux
  • Motif
    tâches

Description

Les plus grands individus atteignent 45 cm mais la plupart des adultes observés mesurent autour de 30 cm. Comme chez la grande vive, le corps est fortement allongé, le museau est court et la bouche large. Les yeux sont plus espacés que chez les autres vives.

Les faces latérales sont beige à brunes. Une ligne de taches sombres grossières de taille moyenne est présente sur la partie basse, le reste du corps est ponctué de petites taches irrégulières. Comme chez la vive-léopard, la première dorsale est noire. Comme chez ses congénères, une épine venimeuse est présente au niveau de l'opercule. La première nageoire dorsale compte 7 rayons épineux venimeux, la seconde nageoire est longue et composée de 26 à 29 rayons mous.

Outre la coloration du corps, cette espèce peut être différentiée des autres vives à son dos arqué et la première dorsale est triangulaire et courte. La vive-araignée est souvent confondue avec la petite vive (E. vipera) et la vive-léopard (T. radiatus).

Différences entre mâles et femelles

Peu d'éléments distinguent mâles et femelles.

Mode de vie & Comportement

  • Sociabilité
    solitaire
  • Mode de vie
    Nocturne
  • territorial
    Oui
  • Venimeux
    Oui

Comme les autres vives, ce poisson est un prédateur qui passe son temps enfoui dans le sable, prêt à bondir au passage d'une proie. Seuls le haut de la tête et les épines dorsales venimeuses dépassent du sable.

Cette espèce se nourrit de crustacés et de petits poissons vivant dans les zones sableuses. Peu d'informations existent sur son mode de vie. On suppose que son activé est principalement nocturne, à l'image de la grande vive.

Mode de reproduction

  • Espèce migratrice
    Non
  • Protection de la ponte
    Non

Cette espèce est ovipare. Elle migre dans les zones littorales les moins profondes pour la reproduction qui a lieu au printemps et en été, la période dépendant des régions.

Espèce potentiellement mortelle

Cette espèce est très venimeuse et peut causer de graves accidents au toucher. Peu farouche, elle n'hésite pas à attaquer les baigneurs et plongeurs qui approchent son territoire. C'est l'une des petites espèces les plus dangereuses de mer Méditerranée.

Que faire en cas de piqûre de vive-araignée ? ?

En cas de piqûre, il convient de respecter les règles suivantes, dans cet ordre :
- Isoler la victime du danger et la sortir rapidement de l'eau
- Prévenir les secours
- Allonger le sujet en position demi-assise et lui éviter tout effort
- Immobiliser le membre touché
- Nettoyer la plaie
- Le venin de cette espèce étant thermolabile, il peut être neutralisé s’il est soumis à une température d’environ 45°C. Il est donc possible de chauffer la plaie. Cette technique populaire est à pratiquer avec beaucoup de précautions pour ne pas aggraver la plaie en la brûlant. Il est conseillé de plonger le membre touché dans de l'eau chaude.
- Si la piqûre est trop profonde, chauffer la plaie sera moins efficace.

Parfois la piqûre peut provoquer un malaise voire une perte de connaissance chez la victime. Les piqûres sont généralement très douloureuses.

D'où vient-elle ?

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Quel est son habitat ?

Caractéristiques du milieu naturel

  • Profondeur
    1 - 100 m

Présentation du biotope

Ce poisson fréquente les zones sableuses des eaux côtières.

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Julie Magnus

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Modèle de fiche et contenu © Fishipedia - Reproduction non autorisée sans demande préalable - ISSN 2270-7247 - Dernière mise à jour le 05/05/2021
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