raie aigle

Nom scientifique Myliobatis aquila
Descripteur Linnaeus
Année description 1758
Statut IUCN DD
Famille Myliobatidae
Genre Myliobatis
Myliobatis aquila Myliobatis aquila

Introduction

Myliobatis aquila est l'une des plus grandes raies de Méditerranée. Elle est également rencontrée sur la façade est de l'océan Atlantique, de l'Afrique du Sud jusqu'à l'Irlande. Aujourd'hui les populations sont en nette régression dans plusieurs régions.

Elle est surnommée raie-aigle pour deux raisons : la forme de sa bouche qui rappelle un bec d'oiseau et ses larges ailes avec lesquelles elle semble planer dans les eaux.

Bien qu'elle n'attaque pas l'homme, comme la raie pastenague, elle est munie d'un dard venimeux sur sa face dorsale. En cas de menace, elle peut s'en servir pour se défendre. La piqûre est très dangereuse et peut être mortelle en l'absence de prise en charge médicale.

Qui est-elle ?

Le genre Myliobatis

Comme leurs proches cousines les Aetomylaeus, les espèces de ce genre appartiennent à la famille des Myliobatidae. Elles sont appelées raies-aigles dans la plupart des régions. Comme chez les autres raies, le corps et les nageoires pectorales sont joints et forment un disque rhombique. Elles sont faciles à distinguer des autres espèces par leur tête qui est distincte du corps.

Ces poissons sont de taille moyenne, la plus grande espèce atteint toutefois 180 cm. Le disque est large avec de longues pointes au niveau des nageoires pectorales. La queue est très longue et fine. Ces raies possèdent une épine venimeuse près de la base de la queue, derrière la nageoire dorsale. Cette dernière est plus importante que chez leurs proches cousines les Aetomylaeus. 

Les raies du genre Myliobatis comptent parmi les espèces de raie les plus dangereuses en cas de piqûre.

En 2020, on compte 12 espèces réparties à travers la planète. Seules deux espèces sont rencontrées dans l'océan Atlantique. Ces poissons sont encore mal connus dans cette région, comme l'atteste la description d'une espèce de 70 cm sur les côtes argentines en 2012.

Ces espèces sont rencontrées dans différents biotopes, en particulier les lagunes peu profondes et les baies. Certaines remontent les estuaires et peuvent vivre en partie en eau saumâtre. Elles sont parfois observées au large, en groupe. Toutes sont ovovivipares et donnent naissance à des poissons déjà formés. Elles sont carnivores et plus spécialisées dans la chasse aux crustacés et aux mollusques.

Comme de nombreuses espèces de raies, elles sont recherchées par les pêcheurs. Les populations sont globalement mieux préservées sur les Aetomylaeus, mais les études sont manquantes pour l'évaluation de plusieurs espèces.

Comment la reconnaître ?

  • Type
  • Taille moyenne
    100 cm
  • Taille maximale
    183 cm
  • Mimétisme
    fond sableux
  • Type
  • Taille moyenne
    100 cm
  • Taille maximale
    183 cm
  • Mimétisme
    fond sableux

Description

Le museau est court, proéminent et arrondi. Il rappelle la forme d'un bec de canard. Le corps est en forme de losange, avec des nageoires pelviennes pointues. La face dorsale est sombre, parfois noire, tandis que le ventre est blanc.

La mâchoire contient 7 rangées de dents. La nageoire caudale habituelle est remplacée par une longue queue qui peut mesurer plus deux fois la longueur du corps. Comme chez les requins, cette espèce possède un petit aileron positionné sur le début de la queue. Ce dernier précède l'aiguillon venimeux.

Différences entre mâles et femelles

Les plus grands spécimens sont des femelles.

Mode de vie & Comportement

  • Sociabilité
    vivant en groupe ou solitaire
  • territorialité
    Non
  • Mode de vie
    Diurne

Cette espèce vit en groupe à proximité du fond mais elle est aussi occasionnellement observée en solitaire. Carnivore, elle est spécialisée dans la chasse aux crustacés, mollusques et petits poissons.

Ce prédateur rapide est capable de s'enfouir en partie dans le sable pour échapper à des prédateurs ou surprendre ses proies.

Mode de reproduction

  • Espèce migratrice
    Non

La raie aigle est un poisson ovovivipare, plus précisément vivipare de type aplacentaire. Les embryons se nourrissent initialement de jaune puis reçoivent un complément alimentaire de la part de la mère par absorption indirecte du liquide utérin riche en mucus, graisses ou protéines.

Cette espèce semble migratrice. Les femelles se rapprochent des côtes pour mettre bas à des jeunes raies totalement formées. Chaque femelle met au monde entre 6 et 10 petits. Ces derniers mesurent entre 20 et 30 cm à la naissance. La période de gestation n'excède pas un an.

La maturité sexuelle est atteinte autour de 55 cm chez les mâles, 75 cm chez les femelles. En Méditerranée, la saison de reproduction a lieu entre août et octobre (plus tard chez certaines populations proches des côtes italiennes).

Espèce potentiellement mortelle

  • Venimeux
    Oui

Cette espèce est très venimeuse et peut causer de graves accidents au toucher. Dans les cas les plus graves, elle peut engendrer la mort.

D'où vient-elle ?

Quel est son habitat ?

Caractéristiques du milieu naturel

  • Profondeur
    1 - 300 m
  • Courant
    Modéré

Présentation du biotope

Cette espèce fréquente un large éventail de biotopes, de la surface jusqu'à 300 mètres de profondeur. Elle peut être rencontrée dans les fonds sableux, vaseux ou accidentés (galets, algues...).

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Sources & Réalisation

Participation & Validation

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Benoit Chartrer

Benoit Chartrer

Julie Magnus

Julie Magnus

Références bibliographiques

A revised generic arrangement for the eagle ray family Myliobatidae, with definitions for the valid genera - WILLIAM T. WHITE - ZOOTAXA - 2014.

Reproductive biology of the common eagle ray myliobatis aquila (chondrichthyes: myliobatidae) from the coast of languedoc (southern france, northern mediterranean) - C. CAPAPÉ - O. GUÉLORGET - Y. VERGNE - J. P. QUIGNARD - VIE ET MILIEU - LIFE AND ENVIRONMENT - 2007.

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Modèle de fiche et contenu © Fishipedia - Reproduction non autorisée sans demande préalable - ISSN 2270-7247 - Dernière mise à jour le 30/11/2021
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