murène à taches jaunes

Nom scientifique Gymnothorax flavimarginatus
Type Murène
Descripteur Rüppell
Année description 1830
Statut IUCN LC
Genre Gymnothorax
Gymnothorax flavimarginatus Gymnothorax flavimarginatus

Introduction

Gymnothorax flavimarginatus, appelée couramment murène à taches jaunes, est un poisson originaire de la zone Indo-Pacifique. Son corps jaunâtre n'est pas sans rappeler la murène commune de Méditerranée.

Qui est-elle ?

Le genre Gymnothorax

Les Gymnothorax sont toutes communément appelées murènes. Avec 127 espèces décrites en 2021, c'est le genre le plus diversifié parmi la famille des Muraenidae. Y sont décrites en particulier les plus grandes représentantes de la famille, qui peuvent atteindre trois mètres de long. La biologie et la morphologie de nombreuses murènes est encore peu documentées en raison du grand nombre d'espèces et de leurs mœurs secrets. Une partie des espèces étaient auparavant classée dans les genres Lycodontis et Muraena.

Les murènes de ce genre sont présentes dans toutes les mers tropicales et subtropicales du monde, où elles résident généralement dans les zones de récifs et les fonds rocheux. Certaines espèces s'accommodent des eaux saumâtres (mangroves...) et peuvent même remonter en rivière. Bien que généralement rencontrées cachées dans les anfractuosités, quelques Gymnothorax habitent les fonds vaseux dans quelques rares régions.

Comme leurs cousines, ces murènes sont caractérisées par un corps fortement compressé et allongé. Plusieurs espèces arborent des motifs de couleur chatoyants mais la plupart sont ternes. La majorité des Gymnothorax sont recouvertes de ponctuations foncées sur les flancs. En comparaison à la plupart des espèces de poissons, la bouche est grande. La mâchoire est munie de nombreuses dents, et de canines acérées. Une partie des espèces, peut-être toutes, possèdent une double dentition.

Outre ces caractéristiques, les Gymnothorax sont caractérisées par leur absence d'écailles, de nageoire pectorales et de nageoires pelviennes. Elles ont également la particularité d'avoir les nageoires dorsale, caudale et anale fusionnées.

Toutes les espèces sont nocturnes et carnivores. En journée, elles résident le plus souvent cachées dans les rochers, ne laissant dépasser que la tête. Elles sont territoriales et ne partagent pas leur zone de vie avec des congénères. Surprises, elles peuvent mordre tout intrus qui les dérangeraient. En séance de plongée ou de même de baignades, il convient d'être prudent et de ne jamais mettre la main profondément dans les trous de rochers. Les grands spécimens peuvent blesser profondément et même couper sec un doigt par exemple.

En dehors de ces cas particuliers, qui correspond à une posture défensive, les murènes sont parfaitement inoffensives et ont tendance à fuir en présence de l'humain. Certains individus peuvent se montrer curieux et s'aventurer à quelques contacts pacifiques avec des plongeurs. Comme avec les pieuvres, des interactions cordiales ont lieu entre plongeurs et murènes quand ces dernières sont habituées à l'homme.

Bien que peu étudiées, les populations de murènes semblent encore abondantes dans la plupart des régions. Elles sont rarement consommées par les humains, car les plus grands spécimens sont sujets à la ciguatera, une toxine provoquant des intoxications alimentaires qui peuvent être mortelles. 

Comment la reconnaître ?

  • Taille moyenne
    200 cm
  • Taille maximale
    240 cm
  • Mimétisme
    corail
  • Motif
    ponctuations
  • Taille moyenne
    200 cm
  • Taille maximale
    240 cm
  • Mimétisme
    corail
  • Motif
    ponctuations

Description

Cette murène, pouvant atteindre plus de deux mètres de longs est de couleur jaunâtre. Le corps est densément marbré de brun foncé et la tête est violacée.

Fait caractéristique pouvant aider à l'identifier parmi ces congénères, les marges postérieures des nageoires sont jaune-vert. Comme la plupart des murènes, elle possède également une tache noire au niveau des ouvertures branchiales.

Différences entre mâles et femelles

Si l'hermaphrodisme du genre est avéré, les mâles seraient plus grands que les femelles. Il n'existe pas aujourd'hui d'informations supplémentaires pour distinguer le sexe des individus de cette espèce.

Mode de vie & Comportement

  • Sociabilité
    solitaire
  • territorialité
    Oui
  • Mode de vie
    Diurne

Cette espèce est inféodée aux anfractuosités des récifs et des fonds rocheux. Elle passe la plus grande partie de la journée cachée dans ces refuges, en ne laissant dépasser que la tête pour observer proies et prédateurs potentiels.

Contrairement à certaines congénères, cette espèce a déjà été observée en chasse durant la journée, en plus de ses virées nocturnes. Elle est spécialisée dans la chasse aux poissons, crustacés et céphalopodes. Outre ces talents de chasseuse, cette murène possède un odorat très développé qui lui permet de repérer des animaux blessés ou morts.

Elle a la réputation d'être curieuse et peu farouche.

Mode de reproduction

  • Espèce migratrice
    Non
  • Protection de la ponte
    Non

La murène à taches jaunes pond en eau libre à la suite d'une parade nuptiale.

Espèce potentiellement dangereuse

  • Venimeux
    Non

La murène est territoriale et se défend si elle se sent menacée. Lorsque l'on plonge la main dans un rocher, si la murène s'y cache et qu'elle ne peut en sortir facilement, elle n'a d'autres choix que mordre l'intrus. Il est important d'être particulièrement vigilant en particulier lors de plongées ou de sessions de pêche.

D'où vient-elle ?

Présence géographique & État des populations

Cette espèce est rencontrée de l'Afrique du Sud jusqu'aux îles Galápagos. Au nord, elle est répertoriée de la mer Rouge jusqu'aux îles Ryukyu et Hawaï.

Quel est son habitat ?

Caractéristiques du milieu naturel

  • Température
    22 - 28 °C
  • Profondeur
    0 - 150 m

Présentation du biotope

Cette espèce fréquente les zones coralliennes et rocheuses des platiers récifaux, jusqu'à 150 mètres de profondeur. Elle vit également dans les rivages protégés et dans les récifs au large.

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Sources & Réalisation

Participation & Validation

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Benoit Chartrer

Benoit Chartrer

Références bibliographiques

A new species of Short Brown Unpatterned Moray Eel of the Genus Gymnothorax (Anguilliformes: Muraenidae) from the Bay of Bengal - DIPANJAN RAY - ANIL MOHAPATRA - DAVID G. SMITH - ZOOTAXA - 2015.

The Moray Eel Fishery in the Seagrass Beds of Siquijor Island, Central Philippines, with Remarks on Two New Philippine Records of the Genus Gymnothorax - BILLY T. WAGEY - ABNER A. BUCOL - VIVIE KATUUK - International Peer Reviewed Journal - 2015.

Interspecific Communicative and Coordinated Hunting between Groupers and Giant Moray Eels in the Red Sea - Redouan Bshary - Andrea Hohner - Karim At-el-Djoudi - Hans Fricke - PLOS biology - 2006. Volume 4 issue 12

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Modèle de fiche et contenu © Fishipedia - Reproduction non autorisée sans demande préalable - ISSN 2270-7247 - Dernière mise à jour le 27/09/2021

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