raie manta de récif

Nom scientifique Mobula alfredi
Descripteur Krefft
Année description 1868
Type Raie
Genre Mobula
Famille Mobulidae
Mobula alfredi Mobula alfredi

Proches congénères

  • raie manta géante

    Mobula birostris

  • diable de Méditerranée

    Mobula mobular

Espèces du même biotope

  • poisson-chirurgien à joues blanches

    Acanthurus japonicus

  • baliste vermiculé

    Pseudobalistes fuscus

  • poisson-scorpion

    Taenianotus triacanthus

  • poisson-scorpion à houppe

    Scorpaenopsis oxycephala

  • poisson-chirurgien à queue rayée

    Acanthurus blochii

  • mérou oriflamme

    Epinephelus fasciatus

Introduction

La raie manta des récifs est l'une des raies les souvent plus observées dans les zones de coraux. Elle est présente dans des zones plus chaudes que la plupart de ces congénères, de la mer Rouge jusqu'à Hawaï. Côté Atlantique, une population est présente dans les îles Canaries et une autre au Cap Vert.

Qui est-elle ?

Le genre Mobula

Le genre Mobula fait partie de la famille des Myliobatidae, qui regroupe la plupart des raies marines. Comme les requins et les chimères, les raies appartiennent à la classe des chondrichtyens qui regroupe les poissons cartilagineux.

Les espèces du genre sont parfois appelées « raie aigle ». Le groupe comprend la plus grande raie du règne animal : Mobula birostris avec ses 7 mètres d'envergureContrairement à la plupart des raies, les Mobula ne se déplacent pas sur les fonds, ce sont des raies "volantes". Leurs larges ailes, profilées pour la nage, leur permettent de se déplacer aisément en pleine eau. La peau est recouverte d'écailles placoïdes, en forme de dents, qui améliorent également la pénétration naturelle du poisson dans l'eau.

Les appendices situés autour de la bouche, appelés nageoires céphaliques, sont le fruit d'une évolution des nageoires pectorales. Elles servent à guider l'eau chargée vers la bouche et à optimiser leurs chasses. Elles sont aussi bien utilisées pour filtrer le plancton que pour piéger des petits poissons. Pour gagner en hydrodynamique, ces appendices peuvent également s'enrouler et ainsi opposer une résistance faible à l'eau lors des déplacements. Ces nageoires donnent aux raies l'aspect d'animaux à cornes, à l'origine de l'appellation de « diable des mers ».

Appréciées pour la qualité de leur chair et prisée par la médecine traditionnelle asiatique, toutes les espèces du genre Mobula ont vu leurs populations décliner considérablement tout au long du XXe siècle. Aujourd'hui selon l'IUCN, sur les 11 espèces décrites, 6 sont en danger ou vulnérable, 3 sont quasiment menacées et 2 manquent de données. Les plus grandes espèces sont les plus menacées.

Ces poissons sont épipélagiques, c'est-à-dire qu'ils passent une partie importante de leur vie non loin de la surface. Ce mode de vie les rend particulièrement vulnérables à l'ingestion de micro-plastiques, aux marées noires et aux perturbations causées par le trafic maritime intense. La capture accidentelle de toutes les espèces est fréquente.

Comment la reconnaître ?

  • Taille moyenne
    500 cm
  • Taille maximale
    700 cm
  • Motif
    tâches
  • Mimétisme
    Aucun
  • Taille moyenne
    500 cm
  • Taille maximale
    700 cm
  • Motif
    tâches
  • Mimétisme
    Aucun

Description

Le dos de la raie manta d'Alfred est noirâtre, parfois avec des taches blanches de taille variable au niveau des épaules.

Le ventre est blanc, avec une bordure grise sur l'extérieure. La tête, vu de dessous, est blanche, ce qui la différencie de la raie manta géante (Mobula birostris). Comme les autres mantas, cette espèce a une large tête bordée par deux nageoires céphaliques entourant une grande bouche en position terminale. Cette dernière est munie de petites dents sur la mâchoire inférieure.

La queue est courte en forme de fouet, généralement sans épine caudale. Une petite nageoire dorsale est présente à l'arrière du corps, à la base de cette dernière. Les cinq paires de branchies sont en position ventrale et, les yeux et spiracles se trouvent de chaque coté de la tête, en position latérale.

Différences entre mâles et femelles

Comme les requins, les raies mâles possèdent deux ptérygopodes. Ce sont des appendices issus de la modification des nageoires pelviennes qui permettent la transmission du sperme jusqu'au cloaque de la femelle. Les mâles ne peuvent en utiliser qu'un seul à la fois.  

Mode de vie & Comportement

  • territorial
    Non
  • Venimeux
    Non
  • Mode de vie
    Diurne
  • Sociabilité
    vivant en groupe ou solitaire

Cette espèce se rencontre souvent en grand nombre d'individus mais elle est également être observée seule.

C'est une espèce au tempérament calme qui effectue de grandes migrations océaniques. On la retrouve le plus souvent dans des eaux peu profondes, non loin de la surface. Les adultes vivent souvent à quelques kilomètres des côtes, autour des récifs coralliens et rocheux.

Sa longévité est d'au moins 31 ans.

Espèce inoffensive

Cette espèce ne présente pas de danger particulier pour l'Homme en cas de rencontre dans son milieu naturel.

Mode de reproduction

  • Espèce migratrice
    Non
  • Hermaphrodite
    Non
  • Polygamie
    Non
  • Protection de la ponte
    Non

La manta géante est un ovovivipare. Les jeunes suivent parfois des larges objets en les confondant avec leur mère.

D'où vient-elle ?

Présence géographique & État des populations

Excepté dans la région Atlantique, la raie manta de récif semble être la plus "tropicale" de toutes les raies manta. Initialement largement distribuée, elles est aujourd'hui considérée comme vulnérable par l'IUCN.

Elle est en particulier menacée par la pêche (malgré qu'elle ne soit pas toujours ciblée), par la détérioration de son milieu ainsi que par les interactions de plus en plus fréquentes avec les baigneurs. Bien entendu, elle fait partie, comme toutes les espèces filtreuses (raie manta géante, requin baleine, requin pélerin...), des espèces les plus sensibles aux pollutions plastiques. Elle peut également être blessée par les bateaux de plaisance.

Les plus fameux regroupements ont lieu à Hawaii, au Mozambique, aux Maldives, aux îles Ryukyo, en Indonésie et en Australie orientale et occidentale.

Quel est son habitat ?

Caractéristiques du milieu naturel

  • Température
    25 - 29 °C
  • Profondeur
    0 - 120 m
  • Courant
    Faible - Moyen

Présentation du biotope

On retrouve le plus souvent la manta géante à une profondeur inférieure 40 mètres mais elle peut être vu jusqu'à 120 mètres. Elle vit non loin des zones coralliennes et des zones rocheuses. Elle est également régulièrement observée dans les atolls et les baies.

Espèces du même biotope

  • poisson-chirurgien à joues blanches

    Acanthurus japonicus

  • baliste vermiculé

    Pseudobalistes fuscus

  • poisson-scorpion

    Taenianotus triacanthus

  • poisson-scorpion à houppe

    Scorpaenopsis oxycephala

  • poisson-chirurgien à queue rayée

    Acanthurus blochii

  • mérou oriflamme

    Epinephelus fasciatus

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