ocellatus

Nom scientifique Lamprologus ocellatus
Type Lamprologien
Descripteur Steindachner
Année description 1909
Statut IUCN LC
Genre Lamprologus
Lamprologus ocellatus Lamprologus ocellatus

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Introduction

L'ocellatus est un cichlidé nain originaire du Tanganyika, l'un des plus grands lacs d'Afrique. Ce micro-prédateur a la particularité de vivre dans des coquilles d'escargot vides.

Selon une étude de Stiassny, l'espèce est classée sous le nom Neolamprologus ocellatus. Cependant, la dénomination encore en usage sur les principaux sites scientifiques est Lamprologus ocellatus. Le qualificatif ocellatus fait référence à l'ocelle présent au niveau de l'opercule.

Qui est-il ?

Le genre Lamprologus

Les espèces du genre Lamprologus sont toutes originaires d'Afrique tropicale. Elles appartiennent à la tribu des Lamprologini.

Longtemps, ce genre a été utilisé pour classifier la plupart des petits cichlidés endémiques au lac Tanganyika. Quelques Lamprologus sont également rencontrées dans le bassin des fleuves Zaïre, Malagarasi et Congo. Ces poissons sont tous des pondeurs sur substrats. Ils ont passionné des générations d'aquariophiles. Plusieurs passionnés ont participé aux descriptions scientifiques de nouvelles espèces.

Aujourd'hui, la majorité des espèces sont rangées dans le genre Neolamprologus.

Comment le reconnaître ?

  • Taille moyenne
    5 cm
  • Taille maximale
    6 cm
  • Longévité
    6 ans
  • Mimétisme
    Fond sableux
  • Taille moyenne
    5 cm
  • Taille maximale
    6 cm
  • Longévité
    6 ans
  • Mimétisme
    Fond sableux

Description

Le dos est de couleur brun clair avec des reflets qui diffèrent en fonction de l'origine géographique. Certains poissons possèdent une robe légèrement bleutée (« bleu Zaïre »). Quelques rares spécimens sont dorés ou orangés.

Un ocelle caractéristique est présent au niveau de l'opercule.

Différences entre mâles et femelles

Les mâles atteignent les six centimètres. Les femelles sont plus petites et mesurent rarement plus de quatre. Le coloris est similaire excepté en période de reproduction. Lorsqu'elles sont prêtes au frai, le dos des femelles est plus sombre que chez les mâles.

Mode de vie & Comportement

  • Sociabilité
    vivant en colonies
  • Mode de vie
    Diurne
  • territorial
    Oui
  • Venimeux
    Non

L'ocellatus présente une coloration discrète lui permettant de facilement se confondre avec les fonds sablonneux. Poisson territorial et de caractère, il est conchylicole, résidant naturellement dans des coquilles vides d'escargot du genre Neothauma. Une fois la coquille trouvée, ce poisson l'ensevelit pour que seule l'ouverture reste visible.

La sociabilité de cette espèce est complexe et atypique. Mâle et femelle font chambre à part, chacun organisant et protégeant sa coquille. Les mâles sont polygames avec un accès à plusieurs coquilles habitées par des femelles au sein de territoire pouvant atteindre 1 000 cm².

La concurrence pour l'obtention des habitats est rude. Outre le choix de la coquille, les femelles cherchent à occuper des emplacements proches des mâles. Les plus petites sont exclues et se retrouvent à distance des reproducteurs. Les mâles quant à eux n'acceptent aucun concurrent sur leur territoire. Pour montrer leur supériorité, ils n'hésitent pas à s'adonner à des intimidations musclées.

Malgré sa petite taille, l'ocellatus est un poisson teigneux qui défend avec virulence son habitat.

Mode de reproduction

  • Espèce migratrice
    Non
  • Polygamie
    Oui
  • Protection de la ponte
    Oui

La reproduction a lieu dans la coquille de la femelle. Quand cette dernière est prête, elle attire le mâle voisin qui expulse ses semences à l'entrée de la coquille. La ponte est protégé par la femelle, ainsi que les alevins durant leurs deux premières semaines. Ensuite, le mâle prend le relai.

Il n'est pas rare que des vols d'alevins ait lieu entre les femelles voisines. Ces dernières s'occupent sans distinction apparente des nouveaux arrivés. Cependant, en cas de différence importante de taille entre ces derniers et les éventuels juvéniles déjà présents, les plus petits sont exposés à des risques de cannibalisme.

Espèce inoffensive

Cette espèce ne présente pas de danger particulier pour l'Homme en cas de rencontre dans son milieu naturel.

D'où vient-il ?

Présence géographique & État des populations

Cette espèce est endémique au lac Tanganyika en Afrique.

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Quel est son habitat ?

Caractéristiques du milieu naturel

  • Température
    23 - 27 °C
  • pH (acidité)
    8 - 9.5
  • gh (dureté)
    6 - 15
  • Courant
    Lent

Présentation du biotope

Cette espèce est rencontrée dans les fonds sablonneux, à des profondeurs généralement comprises entre 4 et 15 mètres. Des individus sont répertoriés jusqu'à 30 mètres.

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Maintenance en aquarium

Déontologie

Fishipédia soutient la pratique d'une aquariophilie responsable et respectueuse de l'environnement. Nous encourageons la maintenance si celle-ci est motivée par le désir de comprendre le fonctionnement biologique du vivant et si elle est réalisée dans le respect de la vie animale.

Nous pensons que l'aquariophilie est une ouverture à la découverte des milieux aquatiques, en particulier d'eau douce, et que cette connaissance est nécessaire pour mieux protéger et respecter ces environnements. Logiquement, nous réfutons l'achat compulsif d'animaux qui ne trouveraient pas une place suffisante et / ou adaptée dans l'aquarium hôte.

Recommandations générales

  • Volume min
    60 litres
  • Population min
    5 individus
  • Température
    23 - 27°C
  • pH (acidité)
    8 - 9.5

Caractéristiques

  • Robustesse
    tolérant
  • Disponibilité
    occasionel
  • Difficulté d'élevage
    facile
  • Comportement
    très agressif

Rappels généraux

Il est fortement conseillé de lire la fiche complète dédiée et de se renseigner sur les retours d'expériences de maintenance de l'animal envisagé, ceci afin d'éviter tout conflit potentiel dont la finalité est généralement la mort de l'individu (ou des autres habitants). Il est important de ne pas surcharger son aquarium pour limiter la pollution. La maintenance en sera facilitée.

En eau douce, à l'état sauvage, les animaux sont soumis aux conditions météorologiques et vivent dans des eaux dont les caractéristiques sont souvent variables. Les conseils donnés par notre équipe pour la maintenance en aquarium sont des estimations et ne peuvent être assimilés à des données scientifiques. Les spécimens sauvages sont plus difficiles à élever que ceux issus de l'élevage. Certains traits de caractère peuvent également avoir évolué.

Afin de préserver la vie sauvage, si vous faîtes l'acquisition de cet animal, il ne doit pas être relâché en milieu naturel. Voir aussi, la charte Fishipedia.

Conseils de maintenance

L'élevage de cette espèce est accessible à tout amateur. Il est recommandé de suivre quelques règles de bases et d'être rigoureux pour réaliser une bonne maintenance.

Cette espèce est généralement disponible dans le commerce spécialisé ou auprès des clubs aquariophiles. Les spécimens issus d'élevage de longue date sont un peu plus faciles à élever mais il faut respecter les paramètres d'eau particuliers.

L'ocellatus est une espèce qui vit naturellement à une température comprise entre 23 °C et 27 °C. . Pour une bonne maintenance, la température ne devrait jamais dépasser les 30°C sur de longues périodes. La teneur en Nitrates devrait rester inférieure à 50mg/L. Pour garder une eau propre et non polluée, il est recommandé d'effectuer un renouvellement mensuel de 20% à 30% du volume d'eau.

Le chlore et la chloramine sont dangereux pour la santé des animaux. Utilisés pour désinfecter l'eau, ces agents sont présents en quantité non négligeable dans l'eau du robinet. Nous conseillons d'utiliser un anti-chlore lors de chaque changement d'eau. Outre le chlore, des traitements et médicaments vendus pour l'aquariophilie contiennent parfois des métaux lourds dangereux à forte dose.

Cohabitation & Environnement

La présence de coquilles est un prérequis pour envisager la maintenance de cette espèce. Comptez un minimum d'une coquille vide par individu, en respectant un minimum d'espace entre chacune d'entre elles. Bien qu'il soit préférable d'insérer des coquilles provenant de son origine géographique, il est possible d'utiliser des coquilles d’escargot de Bourgogne. Pour reproduire son milieu, il est nécessaire de recouvrir à minima une large partie de l'aquarium de sable.

Un aquarium de 60 litres peut accueillir en spécifique un mâle et une ou deux femelles. Ces poissons peuvent être maintenus dans un aquarium communautaire de type Tangankyika, à condition de proposer un volume et un espace au sol suffisant pour chaque individu. Il est préférable d'insérer des cohabitants non territoriaux, ou de ne partageant pas la même zone de vie.

Si vous envisagez une reproduction, privilégiez un aquarium spécifique ou retirez rapidement les alevins pour les isoler.

Ce poisson vivant naturellement dans une eau basique, la présence de roches calcaires de type meulière ou travertin améliorera son environnement. Il est également conseillé d'ajouter du sable avec un apport de sels spécifiques pour stabiliser le pH, à jauger en fonction de la dureté de l'eau utilisée.

Conseils pour l'alimentation

L'ocellatus est carnivore, détritivore et malacophage. Cette espèce peut être nourrie avec des aliments secs (paillettes, granulés), de la nourriture fraîche et de la nourriture congelée. Pour éviter les carences, il est recommandé de varier les types de nourriture.

Il convient de ne pas trop nourrir vos pensionnaires pour éviter de polluer l'eau. Pour un spécimen adulte, vous pouvez le nourrir une fois par jour.

Protocole de reproduction

Mâle et femelle ont parfois des difficultés à se mettre en couple. Le mâle peut même tuer une femelle qui ne lui convient pas.

Une fois le couple formé, la femelle attire le mâle vers une coquille préalablement nettoyée. Pour se faire, elle lui présente son ventre, avec des couleurs éclatantes. Elle pond ensuite une trentaine d’œufs dans sa coquille, protégée par le mâle qui monte la garde. Le mâle féconde ensuite la ponte.

La femelle ventile régulièrement les œufs pendant une douzaine de jours. Le couple protège successivement la progéniture et ramène les alevins imprudents dans la coquille pendant les premiers jours.

Dans un environnement favorable, ces poissons sont très prolifiques. Deux mois après la premère naissance, la femelle peut pondre à nouveau. Il n'est pas rare de voir plusieurs générations cohabiter dans une même coquille. Attention cependant, à partir d'une certaine taille, les premières générations mangent les derniers arrivés.

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Sources & Réalisation

Participation & Validation

L'équipe de Fishipédia et les contributeurs spécialistes s'engagent à apporter un contenu de haute qualité. Cependant, bien que l'information soit issue de sources scientifiques ou de témoignages d'expériences de spécialistes, les fiches peuvent contenir des imprécisions.

Benoit Chartrer

Références bibliographiques

A Taxonomical Comparison of Riverine and Lacustrine Lamprologus and Shell Dwelling Neolamprologus Species, with Consideration of Morphological and Phylogenetic Classifications - Daniel Schenck - Oceans First - 2014.

Neolamprologus cancellatus, a new cichlid fish from Lake Tanganyika, Africa - Mitsuto Aibara - Tetsumi Takahashi - Ichthyological Research - 2005.

A phylogenetic overview of the lamprologine cichlids of Africa (Teleostei, Cichlidae): A morphological perspective - MELANIE L.J. STIASSNY - South African Journal of Science - 1997.

An Experimental Study of the Building Behaviour Sequence of a Shell-Breeding Cichlid-Fish From Lake Tanganyika (Lamprologus Ocellatus) - Thorsten Haussknecht - Peter Kuenzer - BRILL - 1990.

FEMALE-FEMALE CONFLICT IN THE HAREM OF A SNAIL CICHLID (LAMPROLOGUS OCELLATUS): BEHAVIOURAL INTERACTIONS AND FITNESS CONSEQUENCES - Fritz Trillmich - Gesine Brandtmann - Massimo Scandura - Brill - 1999.

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Modèle de fiche et contenu © Fishipedia - Reproduction non autorisée sans demande préalable - ISSN 2270-7247 - Dernière mise à jour le 05/05/2021
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