Découvrez les poissons du genre Amphiprion

Amphiprion
Qui sont les Amphiprion ?

Les poissons du genre Amphiprion sont communément appelés « poissons-clowns ». Ils appartiennent à la famille des pomacentridés, qui inclut également les poissons "demoiselles". Par plusieurs aspects, les poissons-clowns possèdent des ressemblances avec les cichlidés et les serranidés.

Les poissons-clowns ont commencé à briller dans le monde en 1881, lorsque les premiers spécimens ont été montrés au public dans un aquarium d'eau de mer. Depuis le milieu du XXe siècle, on sait que toutes les espèces de poissons-clowns vivent en symbiose avec l'anémone. Le développement de la plongée et de la science sous-marine a conduit à de nombreuses découvertes et de nouvelles espèces pourraient encore être décrites à l'avenir.

Les dessins animés « Le Monde de Némo », puis « Le Monde de Dory » ont assis la notoriété de ces espèces. Ils ont suscité un grand engouement dans le monde des aquariophiles. Initialement non reproduites en captivité, de nombreuses populations ont été surpêchées au cours des années 2000. Des populations ont même disparu localement comme à Cape Rochado en Malaisie. Mais des mesures de conservation, ainsi que le développement de la reproduction en captivité, ont permis d'améliorer cette situation.

En 2020, le genre Amphiprion comprend 29 espèces qui se caractérisent par des couleurs vives et un mode de vie particulier. Morphologiquement, les espèces se distinguent les unes des autres par le nombre de bandes sur leur corps (de 0 à 3) et leur couleur (orange, jaune, rouge, ou noire).

Tous les poissons-clowns se rencontrent dans les eaux tropicales peu profondes des océans Indien et Pacifique, où leur mode de vie est intimement lié à leurs anémones hôtes. De fait, les poissons-clowns sont territoriaux et ne s'éloignent que rarement de l'anémone dans laquelle ils vivent. Sur environ 1000 espèces d'anémones, seule une dizaine leur servent d'hôtes. Par conséquent, la distribution géographique des poissons-clowns est totalement liée à celle de ces 10 anémones.

Dans les zones coralliennes les plus riches, on peut rencontrer jusqu'à 5 espèces de poissons-clowns pour autant d'anémones. Ces anémones se développent à faible profondeur seulement, car elles-même vivent en symbiose avec une algue microscopique qui a besoin de la lumière du soleil pour réaliser la photosynthèse. Leur habitat est donc limité à une cinquantaine de mètres sous la surface et leur nombre décroit avec la profondeur et la turbidité de l'eau. Bien que généralement rencontrés dans les récifs coralliens, les poissons-clowns peuvent en réalité vivre partout où leurs anémones hôtes sont présentes ; d'autres biotopes existent.

Le fonctionnement de la relation entre le poisson-clown et l'anémone n'est pas encore totalement compris. Tout comme les méduses et les coraux, les anémones peuvent causer des brûlures, via les nématocystes urticants présents sur leurs tentacules venimeux. Pourtant, les poissons-clowns semblent être immunisés. A ce jour, deux théories tentent d'expliquer cela.

L'hypothèse la plus probable est que la protection des poissons réside dans le mucus. A la suite d'une parade appropriée durant laquelle le poisson-clown évite d'être piqué, il s'enduit du mucus de l'anémone, ce qui lui confère un camouflage chimique. Les allers-retours incessants du poisson vers son hôte pourraient valider cette théorie. Une seconde théorie indique que la présence du mucus de l'anémone sur le poisson serait le résultat de la protection et non sa cause. Selon cette théorie, le mucus du poisson-clown a lui-même évolué pour être chimiquement compatible avec l'anémone.

Quelle que soit la théorie, il est établi que les poissons-clowns sont globalement immunisés par la couche de mucus qui recouvre leurs écailles. En échange de la protection des anémones contre les prédateurs, les poissons-clowns nettoient les tentacules de ces dernières, en ingérant les restes de leurs repas.

Comme chez les autres pomacentridés, les Amphiprion naissent toujours mâles. En grandissant, les individus changent de sexe pour devenir femelle. Les jeunes mâles se regroupent en banc et de celui-ci va émerger une femelle qui contraindra les autres individus à rester mâle. Le plus souvent, elle s'isolera en couple avec un mâle et une autre femelle apparaîtra dans le groupe de jeunes mâles. La femelle peut constituer un harem de mâles.


En attente de chargement...

  • {{name}}

    {{#street_number}}{{street_number}}, {{/street_number}}{{#route}}{{route}}{{/route}}
    {{postal_code}} {{town}}

    {{#phone}}{{phone}}{{/phone}}{{^phone}}-{{/phone}}