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	<title>Découverte Archives - Fishipedia</title>
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		<title>L’Homme face au crocodile : une menace millénaire</title>
		<link>https://www.fishipedia.fr/article/lhomme-face-au-crocodile-une-menace-millenaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Charry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 08:54:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[danger-primary-type]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[reportage-secondary-type]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les crocodiliens arborent leur forme actuelle depuis plus de 65 millions d&rsquo;années. Dotés d&rsquo;une puissante mâchoire, ornée de dents coniques capables de broyer l&rsquo;os, ils sont également dotés d&rsquo;écailles leur permettant de se fondre discrètement dans leur environnement. Parfois longs de plusieurs mètres, ces reptiles géants peuvent atteindre une tonne, alliant force et polyvalence, pouvant se déplacer sur la terre ferme comme dans l&rsquo;eau.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size"><strong>Anatomie d&rsquo;un prédateur : Dents, griffes et force de morsure des crocodiliens</strong></h2>



<p>Les crocodiles détiennent la morsure la plus puissante du règne animal. La force de morsure du Crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) atteint environ 5 000 à 6 000 Newtons, ce qui équivaut à une pression de 3 000 à 3 700 PSI (livres par pouce carré). Le record absolu appartient au Crocodile marin (Crocodylus porosus) : sa force totale culmine à 16 460 Newtons (soit environ 1,6 tonne de force globale), générant une pression d&rsquo;environ 3 700 PSI. À titre de comparaison, la morsure d&rsquo;un lion n&rsquo;atteint que 650 PSI. Ainsi, le crocodile marin mord près de trois fois plus fort que son cousin du Nil et exerce la pression la plus élevée connue chez un animal vivant. Les muscles adducteurs de ces animaux sont en effet très puissants. Les dents, quant à elles, sont coniques et épaisses, faites pour attraper, maintenir puis broyer les proies et leurs os. La dentition d’un crocodile mature est composée d’entre 64 à 68 dents, contre 42 pour un alligator.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.inaturalist.org/observations?place_id=any&amp;user_id=sandysmith6773&amp;verifiable=any" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1445" height="964" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/crocodilus-porosus.jpeg" alt="" class="wp-image-35890" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/crocodilus-porosus.jpeg 1445w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/crocodilus-porosus-400x267.jpeg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/crocodilus-porosus-725x483.jpeg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/crocodilus-porosus-768x512.jpeg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/crocodilus-porosus-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 1445px) 100vw, 1445px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Crocodylus porosus </em>© <a href="https://www.inaturalist.org/observations?place_id=any&amp;user_id=sandysmith6773&amp;verifiable=any">Alexander Smith</a></figcaption></figure>



<p>Les pattes des crocodiles sont ornées de griffes, utilisées pour maintenir les proies mais aussi pour creuser des nids ou défendre le territoire. Cependant, le danger ne se limite pas à leurs griffes : la masse imposante de leur corps, pouvant atteindre une tonne, et la puissance de leur queue représentent souvent une menace encore plus redoutable.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Une lignée de prédateurs</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" width="406" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Sarcosuchus_Illustration-Modifie-406x483.png" alt="" class="wp-image-35872" style="aspect-ratio:0.8405901403382512;width:378px;height:auto" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Sarcosuchus_Illustration-Modifie-406x483.png 406w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Sarcosuchus_Illustration-Modifie-225x267.png 225w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Sarcosuchus_Illustration-Modifie-768x913.png 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Sarcosuchus_Illustration-Modifie.png 1262w" sizes="(max-width: 406px) 100vw, 406px" /></figure>
</div>


<p>Bien avant l&rsquo;apparition de l&rsquo;Homme, un cousin éloigné du crocodile régnait déjà sur les fleuves du Crétacé. Le <em>Sarcosuchus imperator</em>, qui vivait sur le continent africain il y a 112 millions d&rsquo;années, est l&rsquo;un des plus grands crocodiles ayant jamais existé. Albert-Félix de Lapparent le découvre vers 1940-1950 ; ses recherches sont complétées par les fouilles de Philippe Taquet en 1965, qui mit au jour des squelettes quasi complets. Long de 10m pour un poids d&rsquo;environ 4 tonnes, son long museau (représentant environ 75% de la longueur du crâne) et ses dents acérées lui permettaient de chasser des dinosaures et des gros poissons. Une seconde espèce, le <em>Sarcosuchus Hartti</em>, vivait également en Amérique du Sud, avant la séparation complète des continents. Le <em>Sarcosuchus </em>appartient aux Pholidosauridae, famille éteinte de nos jours.</p>



<p>Il est aujourd&rsquo;hui avéré que les premiers hominidés, tels qu&rsquo;<em>Australopithecus</em> par exemple, ont évolué en Afrique au côté de grands crocodiles, comme le <em>Crocodylus niloticus</em>. Plusieurs grands prédateurs carnivores menaçaient alors ces populations, dont les grands félins, et les crocodiles. <em>Homo habilis</em> pourrait aussi en être la proie, l&rsquo;accès aux points d&rsquo;eau étant des zones de contact particulièrement à risque. Plusieurs fossiles en apportent la preuve : des ossements retrouvés dans des sédiments lacustres et fluviaux portent par exemple des marques de morsures caractéristiques sur le crâne et des os. Ces perforations et rainures sont typiques de la dentition de crocodiles. Fragmentés et retrouvés dans des contextes sédimentaires typiques de ces prédateurs, ces fossiles laissent peu de doute quant à la réalité d&rsquo;une prédation active.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">« Les larmes du crocodile », un mythe antique</h2>



<p>Dès l&rsquo;Antiquité, Pline l&rsquo;Ancien, écrivain et naturaliste romain du Ier siècle, décrit l&rsquo;animal en ces termes :</p>



<p class="has-text-align-left"><strong>« Le Nil nourrit le crocodile, monstre à quatre pieds, et dangereux sur la terre comme dans les eaux. (&#8230;) il a la mâchoire supérieure mobile, et sa morsure est terrible, attendu que les rangées de ses dents s&rsquo;engrènent en forme de peigne. (&#8230;) Il est armé de griffes, et sa peau est impénétrable. » </strong>(Désiré Nisard (éd.), Émile Littré (trad.), <em>Histoire naturelle de Pline</em>, t. 1, Paris : Firmin Didot, 1877, p. 333.). </p>



<p>Outre les informations plus spécifiques des écrivains grecs ou romains, comme la morphologie, le mode de reproduction ou encore les techniques de chasse, les Anciens s&rsquo;étendent souvent sur les légendes qui entourent les espèces. C&rsquo;est l&rsquo;auteur Elien qui ancre définitivement l&rsquo;image des larmes du crocodile. Cet historien et zoologiste romain rédige son <em>Histoire des animaux</em>, en 17 livres, au IIe-IIIe siècle de notre ère. Reprise à l&rsquo;époque médiévale, cette interprétation attribue au crocodile la ruse : il se disait qu&rsquo;il pleurait pour attirer sa proie ou bien simuler le remort après sa mort. Illustration moralisatrice, elle souligne l&rsquo;intelligence et la fourberie du crocodile. L&rsquo;assimilation d&rsquo;un animal à des traits de caractère, qu&rsquo;ils soient positifs ou négatifs, était un thème largement&nbsp;prisé&nbsp;à l&rsquo;époque. </p>



<p>Ces textes nous ont légué une expression encore courante : « verser des larmes de crocodile ». Biologiquement, le crocodile ne pleure pas de tristesse : les « larmes » sont probablement dues à une stimulation lacrymale lors de l&rsquo;alimentation. De plus, les cris émis ressemblent aussi à des gémissements humain. Cette expression reste occidentale : les Egyptiens avaient une vision ambivalente de l&rsquo;animal, qui donne son visage au dieu Sobek.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Récits de voyageurs : la menace crocodilienne du Moyen Age à l&rsquo;époque moderne</h2>



<p>Les pèlerins et voyageurs, se rendant en Terre Sainte par exemple, mentionnaient fréquemment les animaux peuplant le Nil, qu&rsquo;ils les aient directement observés ou non. Ainsi, dans son <em>Livre des Merveilles du Monde</em> (vers 1356), Jean de Mandeville réitère une nouvelle fois le mythe des « larmes de crocodiles », propageant encore la réputation néfaste de cette espèce. Marco Polo relève quant à lui les attaques et disparitions causées par les crocodiliens sur les berges indiennes ou du Nil. Parfois hyperboliques, ces descriptions reposent en grande partie sur l&rsquo;envie d&rsquo;émerveiller les lecteurs européens, peu habitués à de tels créatures « exotiques ».</p>



<p>Lors des Grandes Découvertes, les conquistadors espagnols et portugais furent confrontés à des alligators et caïmans, notamment lors de la traversée de fleuves. Francisco de Orellana (XVIe siècle) rapporte ainsi plusieurs attaques de caïmans lors des expéditions en Amazonie. De même, celles en Afrique causèrent de nombreuses victimes dans le fleuve Sénégal.</p>



<p>Aux XVIIe et XVIIIe siècles, naturalistes et explorateurs se penchèrent plus particulièrement sur une description scientifiquement exacte, étudiant les mœurs, la morphologie, la typologie et le dimorphisme. Ainsi, Buffon (1707-1788) synthétise ses descriptions dans son <em>Histoire Naturelle, générale et particulière</em>, publiée en 36 volumes entre 1749 et 1788. Le crocodile y fait l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse naturaliste rigoureuse, marquant une transition vers l&rsquo;observation objective. Parallèlement, les populations autochtones, conscientes du danger, développaient des stratégies d&rsquo;évitement pour minimiser les risques : contourner les zones dangereuses, puiser l&rsquo;eau au large, <em>etc</em>. Cependant, dans ces contextes, les attaques de crocodiles n&rsquo;étaient que rarement enregistrées de façon précise, demeurant souvent des tragédies locales transmises oralement, sans archives officielles.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Et de nos jours ? </h2>



<p>On estime qu&rsquo;entre&nbsp;1 000 et 2 000 attaques&nbsp;de crocodiliens sur des humains se produisent chaque année dans le monde, avec un taux de mortalité d&rsquo;environ&nbsp;50 %. Ces chiffres font du crocodile le&nbsp;prédateur vertébré le plus meurtrier pour l&rsquo;homme, éclipsant largement la dangerosité des requins (qui ne tuent qu&rsquo;une dizaine de personnes par an) et même celle des lions.&nbsp;</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, chaque attaque est documentée, notamment sur la base de données CrocAttack. La majorité survient pendant la traversée de cours d&rsquo;eau, la pêche ou la collecte d&rsquo;eau. Huit espèces de crocodiliens sont connues pour leur dangerosité contre l&rsquo;humain, dont le Crocodile du Nil (<em>Crocodylus niloticus</em>).</p>



<p>Selon les statistiques CrocAttack entre 2015 et 2024, la répartition géographique de ces incidents est inégale. L&rsquo;État de l&rsquo;Uttar Pradesh, en Inde, enregistre le nombre le plus élevé d&rsquo;attaques signalées, avec 223 incidents (dont 68 mortels), tous attribués au crocodile des marais (<em>Crocodylus palustris</em>). En Australie, les activités de loisir autres que la pêche constituent la principale cause d&rsquo;attaques (42,3 %), devançant légèrement les incidents survenus lors d&rsquo;activités de pêche (34,6 %). En Afrique, bien que les données restent incomplètes, l&rsquo;Angola se distingue par un bilan lourd de 92 attaques répertoriées, dont 62 mortelles, toutes attribuées au crocodile du Nil (<em>Crocodylus niloticus</em>). L’Indonésie déplore un lourd bilan avec 1 167 attaques répertoriées (dont 556 mortelles), perpétrées à plus de 95 % par le crocodile marin (<em>Crocodylus porosus</em>) et pour le reste par le faux-gavial de Schlegel (<em>Tomistoma schlegelii</em>).</p>



<p>Deux espèces américaines illustrent la diversité anatomique et comportementale des crocodiles. Le crocodile américain (<em>Crocodylus acutus</em>), l&rsquo;un des plus grands reptiles du continent avec des mâles dépassant couramment 4 mètres, se distingue par un museau étroit et des glandes à sel lui permettant de prospérer en milieu marin. Malgré sa taille imposante, il reste moins enclin aux attaques, les incidents étant majoritairement défensifs. À l&rsquo;inverse, le crocodile de Morelet (<em>Crocodylus moreletii</em>), espèce endémique du Mexique et d&rsquo;Amérique centrale, présente un gabarit plus modeste (environ 3 mètres) et un museau plus large. Strictement inféodé à l&rsquo;eau douce et de mœurs discrètes, il est considéré comme peu dangereux pour l&rsquo;homme, les attaques répertoriées étant rarissimes et souvent liées à la défense du territoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://www.inaturalist.org/people/dennisthediver" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img decoding="async" width="1927" height="1285" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1.jpg" alt="" class="wp-image-35895" style="width:823px;height:auto" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1.jpg 1927w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Crocodylus-acutus-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 1927px) 100vw, 1927px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em>Crocodylus acutus</em> © <a href="https://www.inaturalist.org/observations?place_id=any&amp;user_id=dennisthediver&amp;verifiable=any">Dennis Rabeling</a></figcaption></figure>



<p>La recrudescence des attaques de crocodiles est le symptôme d&rsquo;un conflit écologique. En s&rsquo;arrogeant les zones humides pour l&rsquo;agriculture et l&rsquo;urbanisation, l&rsquo;Homme prive le crocodile de son territoire et de ses proies naturelles. Acculés dans des espaces réduits et affamés par la pollution qui décime la vie aquatique, ces prédateurs n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que de se rapprocher des villages pour survivre. Chaque attaque est, en réalité, le résultat d&rsquo;une compétition directe pour l&rsquo;espace et la nourriture, plaçant le crocodile dans une situation de détresse et l&rsquo;Homme en première ligne.</p>



<p></p>



<p><strong>Sources</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aufrère, S. H. (2014). « Crocodilus lacrymans. Les “larmes” et la “compassion” du saurien du Nil ».&nbsp;<em>Égypte Nilotique et Méditerranéenne (ENiM)</em>, 7, 1–12.&nbsp;<a href="http://www.enim-egyptologie.fr/revue/2014/1/Aufrere_ENIM7_p1-12.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">http://www.enim-egyptologie.fr/revue/2014/1/Aufrere_ENIM7_p1-12.pdf</a></li>



<li>CrocAttack Database. (2024). « Worldwide Crocodilian Attack Statistics (2015–2024)&nbsp;».&nbsp;<em>CrocAttack.org</em>.&nbsp;<a href="https://crocattack.org/2015-2024attackstats/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://crocattack.org/2015-2024attackstats/</a></li>



<li>Erickson, G. M., Gignac, P. M., Steppan, S. J., Lappin, A. K., Vliet, K. A., Brueggen, J. D., Inouye, B. D., Kledzik, D., &amp; Webb, G. J. W. (2012). « Bite Forces and Evolutionary Adaptations to Feeding Ecology in Carnivores ».&nbsp;<em>PLOS ONE</em>, 7(1).&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1371/journal.pone.0030198" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1371/journal.pone.0030198</a></li>



<li>IUCN Crocodile Specialist Group. (2024). « Crocodiles: Status Survey and Conservation Action Plan&nbsp;».&nbsp;<em>Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)</em>.&nbsp;<a href="https://www.iucncsg.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.iucncsg.org/</a></li>



<li>Njau, J. K., &amp; Blumenschine, R. J. (2006). « A diagnosis of crocodile feeding traces on larger mammal bone, with fossil examples from the Plio-Pleistocene Olduvai Basin, Tanzania ».&nbsp;<em>Journal of Archaeological Science</em>, 33(2), 148–169.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1016/j.jas.2005.07.009" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1016/j.jas.2005.07.009</a></li>



<li>Njau, J. K., &amp; Blumenschine, R. J. (2017). « Hominid butchers and biting crocodiles in the African Plio–Pleistocene ».&nbsp;<em>Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS)</em>, 114(50), 13189–13194.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1073/pnas.1716317114" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://doi.org/10.1073/pnas.1716317114</a></li>



<li>Pline l’Ancien. (Ier siècle).&nbsp;<em>Histoire naturelle</em>, Livre VIII, 37. Consulté sur&nbsp;<em>BNF Essentiels</em>.&nbsp;<a href="https://essentiels.bnf.fr/fr/extrait/705ed3be-35f6-400f-b69f-9617f7b6f778-crocodile-egyptien-chez-pline-ancien" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://essentiels.bnf.fr/fr/extrait/705ed3be-35f6-400f-b69f-9617f7b6f778-crocodile-egyptien-chez-pline-ancien</a></li>
</ul>



<p><strong>Illustrations</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Illustration du <em>Sarcosuchus imperator</em> © Madison Henline (rhunevild))</li>



<li>Crocodile du Nil (<em>Crocodylus niloticus</em>) © Dennis Rabeling</li>
</ul>
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		<item>
		<title>Crocodile, alligator, caïman, gavial : quelles différences ?</title>
		<link>https://www.fishipedia.fr/decouverte/crocodile-alligator-caiman-gavial-quelles-differences/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Charry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 12:55:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De manière générale, les animaux appartenant à l’ordre des crocodiliens sont appelés, par abus de langage, “crocodiles”. En réalité, les crocodiliens sont des reptiles semi-aquatiques [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>De manière générale, les animaux appartenant à l’ordre des crocodiliens sont appelés, par abus de langage, “crocodiles”. En réalité, les crocodiliens sont des reptiles semi-aquatiques apparus sur Terre il y a environ 200 millions d&rsquo;années. Au sein de cet ordre coexistent plusieurs familles distinctes, différenciées par leur répartition géographique, leur morphologie ou encore leurs comportements. Crocodile, alligator, caïman, gavial ou même faux-gavial : quelles sont leurs singularités ?</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="362" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Image3.png" alt="" class="wp-image-35676" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Image3.png 1280w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Image3-400x113.png 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Image3-725x205.png 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/Image3-768x217.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>
</div>


<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">1. Le Crocodile</h2>



<p>Commençons par le plus connu : le crocodile. Appartenant à la famille des Crocodylidae, cet animal est le plus répandu de nos interlocuteurs du jour. Nous pouvons ici mentionner le crocodile du Nil &#8211; <em>Crocodylus niloticus</em> &#8211; le crocodile marin &#8211;<em> Crocodylus porosus </em>&#8211; ou encore le crocodile américain &#8211; <em>Crocodylus acutus</em>. Il réside tant en Afrique Subsaharienne qu’en Australie du Nord, en Asie du Sud-Est, jusque dans les Amériques. Il est reconnaissable à son museau en forme de V pointu, dont l’hydrodynamisme facilite ses techniques de chasse. D’autre part, sa quatrième dent inférieure, dite mandibulaire, est visible.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img loading="lazy" decoding="async" width="644" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-644x483.jpg" alt="" class="wp-image-35678 size-full" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-644x483.jpg 644w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-356x267.jpg 356w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-768x576.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p>Grâce à des glandes à sel linguales, qui délivrent de la chlorure de sodium, le crocodile marin peut vivre tant dans les eaux douces que salées, ou même dans les estuaires. Le crocodile peut se nourrir de grands mammifères, comme des buffles par exemple. Leur dangerosité pour l’homme n’est donc pas négligeable : le crocodile du Nil est responsable de la quasi-totalité des attaques mortelles de crocodiliens dans le monde.</p>
</div></div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">2. L&rsquo;Alligator</h2>



<p>De la famille des Alligatoridae, l’alligator vit au sud-est des USA ou bien en Chine. <em>Alligator mississippiensis</em> séjourne en Floride ou encore en Louisiane, et dénombre près de 1,5 million d&rsquo;individus. Quant à <em>Alligator sinensis</em>, il est en danger critique d’extinction. Une cinquantaine d’individus seulement vivent encore dans la vallée du Yangtsé.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="644" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-2-644x483.jpg" alt="" class="wp-image-35680" style="width:380px;height:auto" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-2-644x483.jpg 644w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-2-356x267.jpg 356w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-2-768x576.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-2.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure>
</div>


<p>Contrairement au crocodile, le museau de l’alligator est en forme de U arrondi et large. Il lui permet de broyer plus facilement les coquilles et carapaces de tortues. Pour le reconnaître, observez sa mâchoire : seules les dents supérieures sont visibles. Il ne vit qu’en eau douce, mais est capable de s&rsquo;acclimater au froid &#8211; jusqu’à 10°C ! &#8211; et au gel. Cet animal peut hiberner : c’est ce qu’on appelle la brumation.&nbsp;<br></p>



<p><em>Alligator mississippiensis </em>possède par ailleurs l’une des mâchoires les plus puissantes du règne animal : environ 9600 Newtons, plus encore que le requin blanc.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">L&rsquo;alligator</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Alligatoridae</li>



<li>Biotope : eau douce</li>



<li>Museau en forme de U large</li>



<li>Dents inférieures invisibles</li>



<li>Présent dans le sud des Etats-Unis d&rsquo;Amérique et dans l&rsquo;est de la Chine</li>



<li>Régime alimentaire : chasse des proies de grande taille</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le crocodile</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Crocodylidae</li>



<li>Biotope : eau douce et salée</li>



<li>Museau en forme de V pointu</li>



<li>Quatrième dent inférieure visible</li>



<li>Présent en Afrique, Asie, Australie, Amérique</li>



<li>Régime alimentaire changeant</li>
</ul>
</div>
</div>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">3. Le Caïman</h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="453" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1-725x453.jpg" alt="" class="wp-image-35679" style="aspect-ratio:1.600579920260964;width:390px;height:auto" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1-725x453.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1-400x250.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1-768x480.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-1.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>
</div>


<p>Le Caïman appartient aux Alligatoridae, plus précisément à la sous-famille des <em>Caimaninae</em>. Installé de l’Argentine au Mexique, plusieurs espèces sont à noter : le caïman à lunettes, <em>Caiman crocodilus</em> ; le caïman nain, du genre <em>Paleosuchus</em>, ou encore le caïman noir, <em>Melanosuchus niger.</em> Celui-ci peut atteindre les 6 mètres, en faisant le plus grand crocodilien du continent américain. Il s’attaque ainsi aux anacondas, aux jaguars ou même aux Hommes.&nbsp;</p>



<p>Le Caïman est identifiable à sa crête osseuse transversale entre les orbites, mais aussi à son ostéoderme ventral. Il se compose de plaques osseuses, moins flexibles que la peau de l’alligator.<em> </em></p>



<p>Son nom provient d’un terme caraïbéen, plus précisément des peuples Kalinagos ou Taïnos, <em>acayouman</em>, repris durant la colonisation. Il a également été attribué aux Îles Caïmans, où ils étaient auparavant très répandus.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-top is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le caïman </h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Alligatoridae</li>



<li>Biotope : eau douce</li>



<li>Museau en forme de U </li>



<li>Dents du bas invisibles</li>



<li>Présent en Amérique du Sud et centrale</li>



<li>Régime alimentaire : poissons, petits mammifères, invertébrés</li>
</ul>
</div>
</div>



<p></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">4. Le Gavial </h2>



<p><em>Gavialis gangeticus</em>, dit Gavial, fait partie des Gavialidae. Ce crocodilien se trouve en Inde, au Népal ou encore au Pakistan. Il ne subsiste qu’entre 650 à 750 individus adultes sauvages, classant l’espèce en danger critique d’extinction (CR) par l’IUCN (2014).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-35681" style="aspect-ratio:1.5011255536998038;width:424px;height:auto" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2026/04/image-3.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>
</div>


<p>Son museau, très fin et long, mais aussi fragile, lui est caractéristique. Comptant 106 à 110 dents, il lui permet de se nourrir de poissons. Un crocodile n’en a que 60 voire 70 ! Le gavial du Gange possède une autre caractéristique singulière : le museau du mâle adulte est orné d’une excroissance nasale, appelé ghara. Elle agit comme résonateur acoustique par basse fréquence, et, lors de la parade nuptiale, produit des bulles.</p>



<p>Le mot “gharial” provient du hindi ghara (घड़ा), signifiant « pot de terre », en raison de la ressemblance de la tête de l&rsquo;animal avec cette forme.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">5. Le Faux-gavial</h2>



<p>Pendant longtemps, on a pensé que le Gavial de Malaisie, ou <em>Tomistoma schlegelii</em>, n’avait de gavial que le nom. Il a été classé pendant des années comme appartenant à la famille des <em>Crocodylidae</em>, et non des <em>Gavialidae</em>. Il a été reclassé dans celle-ci il y a peu. Vivant à Sumatra, Bornéo, Java, ou encore dans la péninsule malaise, il se nourrit de poisson, de tortues mais aussi de mammifères comme des macaques. Près de 2 500 spécimens sauvages sont à dénombrer, classant l’espèce comme en danger d&rsquo;extinction. </p>



<p>Afin de distinguer le faux-gavial du « vrai », observez ses dents : la quatrième inférieure sera visible. Sa mâchoire ne comporte pas de ghara et elle est plus large à sa base, lui offrant plus de force. La ressemblance entre le <em>Tomistoma schlegelii</em> et le gavial réside dans la forme du museau, très similaire. En réalité, le Faux-gavial l’a développé pour attraper plus facilement des poissons : c’est une convergence évolutive.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le Gavial</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Gavialidae</li>



<li>Biotope : eau douce</li>



<li>Museau fin et long</li>



<li>Dents peu visibles</li>



<li>Présent au Népal et dans le Nord de l&rsquo;Inde</li>



<li>Régime alimentaire piscivore</li>
</ul>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Le Faux-gavial</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Gavialidae</li>



<li>Biotope : eau douce</li>



<li>Museau fin et long</li>



<li>Quatrième dent inférieure visible</li>



<li>Présent en Malaisie et Indonésie</li>



<li>Régime alimentaire varié : poissons, reptiles, mammifères</li>
</ul>
</div>
</div>



<p></p>



<p>La distinction n’est pas que sémantique : chacun de ces animaux a ses caractéristiques propres, ses biotopes, ses mœurs et ses habitudes alimentaires. Ce sont des lignées qui ont divergé depuis des millions d’années. La dissemblance se discerne au sein de la classification scientifique :&nbsp;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Gavialidae</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Crocodylidae</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Famille des Alligatoridae</li>
</ul>



<p></p>



<p><strong>Photographies</strong> : </p>



<p>Crocodile Américain © Héctor Alejandro Hernández / Alligator d&rsquo;Amérique © Phil&rsquo;s 1stPix / Caïman Yacare © Damián Ganime / Gavial du Gange © ulexeuropaeus</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Candiru, la menace pénis : une nouvelle espèce décrite au Brésil</title>
		<link>https://www.fishipedia.fr/article/candiru-la-menace-penis-une-nouvelle-espece-decrite-au-bresil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nans Gourgousse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 18:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[danger-primary-type]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Capables de s&#8217;introduire dans le pénis d&#8217;un homme pendant qu’il urine, certains candirus sont des poissons autant craints que connus. Originaire du Brésil, une nouvelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Capables de s&rsquo;introduire dans le pénis d&rsquo;un homme pendant qu’il urine, certains candirus sont des poissons autant craints que connus. Originaire du Brésil, une nouvelle espèce a été décrite dans une publication parue mi-septembre. Une bonne nouvelle… au moins pour la biodiversité.</strong></p>



<p>En 1997, un jeune amazonien était en train d&rsquo;uriner dans une rivière lorsqu&rsquo;un candiru <em>Vandellia </em>de plus de 13 centimètres s&rsquo;est introduit dans son urètre. Il n’en a pas fallu plus pour que l’information fasse le tour du monde. Aussi rare qu’insolite, ce cas reste le seul documenté à ce jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Morphologie des candiru</strong>s</h3>



<p>Les candirus vivent dans les eaux douces du bassin amazonien, à la surface comme en profondeur. Ce sont des petits poissons qui mesurent moins de 15 centimètres, dont la tête et le corps sont translucides. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="390" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/09/Vacir_u0.jpg" alt="" class="wp-image-26331" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/09/Vacir_u0.jpg 640w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/09/Vacir_u0-400x244.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption><a href="https://www.fishbase.se/summary/SpeciesSummary.php?ID=8811"><em>Vandellia cirrhosa</em></a> © <a href="https://www.fishbase.se/Collaborators/CollaboratorSummary.php?ID=763" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ivan Sazima</a></figcaption></figure>



<p>Ils appartiennent au grand ordre des siluriformes, couramment appelés  «  <a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/type/poisson-chat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">poissons-chats</a>  », d’où la présence de barbillons près de leur bouche. Regroupés dans la famille des Trichomycteridae, les candirus ont la particularité d&rsquo;être des « poissons parasites ». Pour s&rsquo;accrocher à leurs victimes, ils disposent de plusieurs fines épines autour des opercules de sa tête. Jusqu&rsquo;à présent, seules les trois espèces du genre Vandellia peuvent être dangereuses pour les humains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Poisson vampire du Brésil&nbsp;»</strong></h3>



<p>Parmi près de 48 000 espèces de vertébrés, les candirus font partie des rares espèces à se nourrir principalement de sang. Leur surnom de «&nbsp;poisson vampire du Brésil&nbsp;» n’est donc pas usurpé. Leur aspect translucide permet de passer presque inaperçu dans les eaux troubles du fleuve. Parasites et nécrophages, les candirus sont d’une violence rare avec leurs proies, généralement de gros poissons. Pour les parasiter, ils repèrent leurs branchies. </p>



<p>Dès qu&rsquo;une occasion favorable se présente, le candiru s’introduit dans ces orifices, mord et sectionne une artère, puis se gave de sang. Les fameuses épines près de sa tête lui permettent de ne pas lâcher son hôte. Cette attaque éclair dure entre 30 et 145 secondes.</p>



<figure class="wp-block-image g-cell g-d-6-col"><img decoding="async" src="https://www.researchgate.net/profile/Ivan-Sazima/publication/350305671/figure/fig2/AS:1004333554491401@1616463187991/A-The-human-biting-candiru-from-the-subfamily-Vandelliinae-a-part-of-a-scientifically.ppm" alt=""/><figcaption>Blessure candira Vandelliinae © Kalebe Pinto</figcaption></figure>



<p class="g-cell g-d-6-col">Chasseurs nocturnes, les candirus peuvent aussi se nourrir en dépeçant un cadavre en quelques minutes. Ils se jettent sur leur proie, taillent des trous dans la chair pour s&rsquo;y introduire et mangent littéralement la victime de l&rsquo;intérieur, dans une furie sanguinaire rare.<br><br>De quoi faire passer le piranha pour un gentil animal de compagnie. Ce n’est pas sur lui qu’aurait dû se baser de nombreux réalisateurs de films d’horreur. <a href="https://www.fishipedia.fr/article/piranha-mangeur-dhomme-vraiment/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">En réalité, le piranha est un poisson plutôt timide qui s’enfuit en présence de l’Homme.</a></p>



<div class="clear"></div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une nouvelle espèce</strong></h3>



<p class="g-cell g-d-6-col">Il existe une douzaine d’espèces de candiru. La nouvelle a été décrite par Elisabeth Henschel<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34520044/#affiliation-1"></a>,&nbsp;Axel Katz<a href="https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34520044/#affiliation-1"></a> et&nbsp;Wilson J. E. M. Costa dans une publication datant du 14 septembre 2021. <em>Paracanthopoma cangussu</em> est répertoriée au centre du Brésil dans les plaines inondées de l’île de Bananal, au milieu de deux très larges bras du Rio Araguaia. <br><br>Cette dernière, la seconde plus grande fluviale au monde est une réserve naturelle et culturelle, est entièrement protégée sous le nom <a href="https://uc.socioambiental.org/pt-br/arp/591" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aragua National Park.</a> On y rencontre de nombreuses espèces menacées dans cette partie du Brésil, comme l&rsquo;<a href="https://www.fishipedia.fr/fr/reptiles/eunectes-murinus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anaconda</a>, le jaguar, la loutre géante et deux espèces de dauphins d&rsquo;eau douce.</p>



<figure class="wp-block-image size-full g-cell g-d-6-col"><img loading="lazy" decoding="async" width="536" height="466" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture_park.jpg" alt="" class="wp-image-26302" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture_park.jpg 536w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/09/Capture_park-307x267.jpg 307w" sizes="auto, (max-width: 536px) 100vw, 536px" /><figcaption>île de Bananal © <a href="https://uc.socioambiental.org/pt-br/arp/591" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Socioambiental.org</a></figcaption></figure>



<div class="clear"></div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Long de plus de 2 500 km, le <a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/rivers/rio-araguaia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rio Araguaia</a> est le principal affluent du fleuve Tocantins qui se jette non loin de l&rsquo;Amazone au nord du Brésil.  Le nouveau candiru côtoie dans cette région de nombreux cichlidés et tétras, des poissons-chats de la famille des loricaridés et des dizaines d&rsquo;autres espèces tropicales, caractérisées par un fort taux d&rsquo;endémisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quelques voisins du nouveau candiru</h3>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/hyphessobrycon-amandae" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2017/11/hyphessobrycon-amandae-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-7695" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2017/11/hyphessobrycon-amandae-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2017/11/hyphessobrycon-amandae-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2017/11/hyphessobrycon-amandae-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2017/11/hyphessobrycon-amandae-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2017/11/hyphessobrycon-amandae.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a><figcaption><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/hyphessobrycon-amandae" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tétra amandae &#8211; <em>Hyphessobrycon amandae</em></a>  © Chris Lukhaup</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/11/Corydoras-araguaiaensis-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-6994" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/11/Corydoras-araguaiaensis-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/11/Corydoras-araguaiaensis-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/11/Corydoras-araguaiaensis-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/11/Corydoras-araguaiaensis-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/11/Corydoras-araguaiaensis.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption><em><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/corydoras-araguaiaensis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Corydoras araguaiaensis</a></em> © Enrico Ritcher</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="481" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/02/Potamotrygon-henlei-2-725x481.jpg" alt="" class="wp-image-4198" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/02/Potamotrygon-henlei-2-725x481.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/02/Potamotrygon-henlei-2-768x510.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/02/Potamotrygon-henlei-2-300x199.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/02/Potamotrygon-henlei-2-1024x680.jpg 1024w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/02/Potamotrygon-henlei-2.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/potamotrygon-henlei" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Raie du Tocantins &#8211; <em>Potamotrygon henlei</em></a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/retroculus-lapidifer" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="453" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-725x453.jpg" alt="" class="wp-image-1774" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-725x453.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-400x250.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-768x480.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-300x188.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-1024x640.jpg 1024w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Retroculus_-lapidifer_3-700x438.jpg 700w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a><figcaption><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/retroculus-lapidifer" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Retroculus lapidifer</em></a>  © <a target="_blank" href="https://www.flickr.com/photos/lat3ralus" rel="noreferrer noopener">LAT3RALUS</a></figcaption></figure>



<div class="clear"></div>



<div style="height:50px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Parmi la famille des Trichomycteridae, les <em>Vandellia</em> sont connus pour être exclusivement <a href="https://www.fishipedia.fr/fr/dictionnaire/hematophage_273" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hématophages</a>. Or, en plus de légères variations physiques, deux spécimens <em>Paracanthopoma cangussu</em> ont été retrouvés avec des insectes dans leurs ventres.</p>



<p>Peut-être de quoi inspirer de nombreux artistes. Le candiru a en effet déjà fait une apparition dans l’un des épisodes de la série <em>Grey’s Anatomy</em> et dans des œuvres littéraires comme <em>Le festin Nu</em> de William S. Burroughs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Voir aussi</h3>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Horror story: Candiru: the Toothpick Fish - Weird Nature - BBC animals" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/QQWgUht-ObI?start=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Candiru &#8211; BBC animals</figcaption></figure>



<p><strong>Sources</strong></p>



<p><em>A new candiru of the genus Paracanthopoma (Siluriformes: Trichomycteridae) from the Araguaia River basin, Central Brazil, Elisabeth Henschel, Axel Katz, Wilson J E M Costa</em></p>



<p><em>A candiru, Paracanthopoma sp. (Siluriformes: Trichomycteridae), associated with a thorny catfish, Doras phlyzakion (Siluriformes: Doradidae), in a tributary of the middle Rio Negro, Brazilian Amazon Chiara C.F. LUBICH, André R. MARTINS , Carlos E.C. FREITAS , Lawrence E. HURD , Flávia K. SIQUEIRA-SOUZA</em></p>



<p><em>Medical importance of candiru catfishes in Brazil: A brief essay Vidal Haddad Junior, Jansen Zuanon and Ivan Sazima</em></p>



<p><strong>Photographies &#8211; Bannières</strong></p>



<p><em>Ejemplares de pez vampiro de la especie &lsquo;Paracanthopoma parva&rsquo; © Dom Porcelli . Inaturalist &#8211; CC BY-NC 4.0</em></p>
<p>The post <a href="https://www.fishipedia.fr/article/candiru-la-menace-penis-une-nouvelle-espece-decrite-au-bresil/">Candiru, la menace pénis : une nouvelle espèce décrite au Brésil</a> appeared first on <a href="https://www.fishipedia.fr">Fishipedia</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un nouveau Rasbora décrit sur l&#8217;île de Bornéo</title>
		<link>https://www.fishipedia.fr/article/un-nouveau-rasbora-decrit-sur-lile-de-borneo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Chartrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2021 16:47:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[asie-primary-type]]></category>
		<category><![CDATA[conservation-secondary-type]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Bornéo]]></category>
		<category><![CDATA[Cyprinidé]]></category>
		<category><![CDATA[Poisson]]></category>
		<category><![CDATA[Rasbora]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Encore en 2021, les forêts tropicales n&#8217;ont pas révélé tous leurs trésors. C&#8217;est ainsi qu&#8217;au nord de Bornéo, les scientifiques ont formellement identifié une nouvelle [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Encore en 2021, les forêts tropicales n&rsquo;ont pas révélé tous leurs trésors. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;au nord de Bornéo, les scientifiques ont formellement identifié une nouvelle espèce de <em>Rasbora </em>: <em>Rasbora marinae</em>. Ce petit poisson, longtemps confondu avec <em>R. cephalotaenia</em>, fréquente les ruisseaux perdus des zones reculées de Brunei et du nord du Sarawak.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Déjà plus de cents espèces de poissons découvertes à Brunei</h2>



<p>Les rivières de Bornéo abritent encore de nombreuses espèces mal connues, en particulier le petit état de Brunei, situé à l&rsquo;extrême nord de l&rsquo;île. Avec une superficie d&rsquo;à peine 5.700 kilomètres carrés, le pays voit passer quatre larges rivières sur son territoire : Brunei-Muara, Tutong, Belait et Temburong. En 2018, 104 espèces de poissons y étaient répertoriées, soit presque autant que la France, pourtant cent fois plus grande. Six sont extrêmement localisées et ne se retrouvent que dans ces terres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="408" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173431-brunei-waterfall-725x408.jpg" alt="" class="wp-image-23690" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173431-brunei-waterfall-725x408.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173431-brunei-waterfall-400x225.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173431-brunei-waterfall-768x432.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173431-brunei-waterfall.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption>Chute d&rsquo;eau à Brunei © <a href="https://www.1stopborneo.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1StopBorneo</a></figcaption></figure>



<p>Et pour cause&#8230; Le pays abrite encore une magnifique forêt préservée, d&rsquo;où ruissellent des centaines de ruisseaux. Cette dernière recouvre plus de 80% de la surface des terres. 60% est constituée de forêt primaire, peu explorée, et 25% de tourbières riches en animaux aquatiques. </p>



<p>Dans les zones marécageuses, on rencontre plusieurs <a href="https://www.fishipedia.fr/article/combattants-colisa-labyrinthides/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">labyrinthidés</a>, des poissons connus pour leur capacité à respirer à la surface. Les torrents de l&rsquo;île abritent des loches aux formes surprenantes et plusieurs espèces de <em><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/type/rasbora" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rasbora</a></em>. Avec plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;espèces répertoriées, les <em>Rasbora</em> sont généreusement répartis dans la région.</p>



<p>Parmi leurs potentiels prédateurs aquatiques, on peut citer le poisson-feuille du genre <em>Nandus</em>, <em>Nandus nebulosus</em>. Tout en haut de la chaîne alimentaire, on retrouve plusieurs poissons-serpents connus pour leurs capacités à ramper en dehors de l&rsquo;eau.</p>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/betta-macrostoma" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/09/1781411_793531127324260_5255704950338882941_o-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-6708" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/09/1781411_793531127324260_5255704950338882941_o-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/09/1781411_793531127324260_5255704950338882941_o-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/09/1781411_793531127324260_5255704950338882941_o-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/09/1781411_793531127324260_5255704950338882941_o-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2016/09/1781411_793531127324260_5255704950338882941_o.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a><figcaption><em><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/betta-macrostoma" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Betta macrostoma</a></em>, Labyrinthidé © F. Wang</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/luciocephalus-pulcher" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/03/Luciocephalus-aura-1-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-4327" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/03/Luciocephalus-aura-1-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/03/Luciocephalus-aura-1-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/03/Luciocephalus-aura-1-768x511.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/03/Luciocephalus-aura-1-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2015/03/Luciocephalus-aura-1.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a><figcaption><em><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/luciocephalus-pulcher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Luciocephalus pulcher</a></em>, Labyrinthidé © M. Negrini</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/gastromyzon-punctulatus" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Gastromyzon_punctulatus-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-23700" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Gastromyzon_punctulatus-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Gastromyzon_punctulatus-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Gastromyzon_punctulatus-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Gastromyzon_punctulatus.jpg 1279w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a><figcaption><em><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/gastromyzon-punctulatus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gastromyzon punctulatus</a></em>, loche © J. Picard</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><a href="fishipedia.fr/fr/poissons/nandus-nebulosus" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/09/Nandus_Nebulosus_1-725x483.jpg" alt="" class="wp-image-1643" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/09/Nandus_Nebulosus_1-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/09/Nandus_Nebulosus_1-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/09/Nandus_Nebulosus_1-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/09/Nandus_Nebulosus_1-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/09/Nandus_Nebulosus_1.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /></a><figcaption><a href="http://fishipedia.fr/fr/poissons/nandus-nebulosus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Poisson-feuille</a> © K. Vela</figcaption></figure>



<div class="clear"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Rasbora marinae</em>, un petit nouveau dans un groupe bien fourni</h2>



<p>Pendant longtemps, le genre <em>Rasbora </em>a servi de fourre-tout pour classifier de nombreux petits poissons d&rsquo;Asie, de l&rsquo;Inde jusqu&rsquo;à l&rsquo;Indonésie. Des études récentes de phylogénétique ont mené à la création d&rsquo;autres genres : <em><a href="https://www.fishipedia.fr/fr/poissons/brevibora-dorsiocellata" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Brevibora </a></em>, <em>Kottelatia </em>, <em>Rasbosoma </em> et <em>Trigonopoma</em>. </p>



<p>Le genre reste encore malgré tout assez mystérieux, comme en témoigne les descriptions régulières de nouvelles espèces. Depuis 2000, pas moins de vingt nouvelles ont été décrites dans toute l&rsquo;Asie tropicale. Avec plus de quarante espèces présentes sur les quatre-vingt recensées, Bornéo est sans conteste la région la plus densément pourvue de ces petits poissons.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="291" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-marinae-1-725x291.jpg" alt="" class="wp-image-23708" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-marinae-1-725x291.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-marinae-1-400x161.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-marinae-1-768x308.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-marinae-1-1536x616.jpg 1536w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-marinae-1.jpg 1874w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption><em>Rasbora marinae</em> &#8211; Sarawak &#8211; Tatau</figcaption></figure>



<p>Comme la plupart de ces congénères, <em>Rasbora marinae</em> possède une ligne noire horizontale bien nette sur les flancs. Il est de forme élancée, une caractéristique typique des poissons appréciant les zones de courant. </p>



<p>Peu d&rsquo;indications sont données sur son écosystème mais ce poisson semble résider dans les ruisseaux et les berges des rivières. Principalement insectivore, ce <em>Rasbora </em>vit proche de la surface, à faible profondeur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="644" height="483" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-sarawakensis-644x483.jpg" alt="" class="wp-image-23692" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-sarawakensis-644x483.jpg 644w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-sarawakensis-356x267.jpg 356w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-sarawakensis-768x576.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/Rasbora-sarawakensis.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /><figcaption>Biotope typique <em>Rasbora</em> à Brunei</figcaption></figure>



<p>Brunei est encore aujourd&rsquo;hui un véritable havre de biodiversité. Ces forêts primaires ont été épargné de la déforestation massive du reste de l&rsquo;île.</p>



<p>On rencontre en ces lieux de nombreuses espèces en danger, comme les pangolins, les nycticèbes ou les singes arboricoles nasiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="408" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812172023-brunei-probiscis-monkey-3-725x408.jpg" alt="" class="wp-image-23710" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812172023-brunei-probiscis-monkey-3-725x408.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812172023-brunei-probiscis-monkey-3-400x225.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812172023-brunei-probiscis-monkey-3-768x432.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812172023-brunei-probiscis-monkey-3.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption>Singe nasique © <a href="https://www.1stopborneo.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1StopBorneo</a></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large g-cell g-d-6-col"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="408" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173331-brunei-pangolin1-725x408.jpg" alt="" class="wp-image-23711" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173331-brunei-pangolin1-725x408.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173331-brunei-pangolin1-400x225.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173331-brunei-pangolin1-768x432.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2021/02/http___cdn.cnn_.com_cnnnext_dam_assets_160812173331-brunei-pangolin1.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption>Pangolin © <a href="https://www.1stopborneo.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1StopBorneo</a></figcaption></figure>



<p>Il y a fort à parier que les ruisseaux du micro-état apporteront prochainement de nouvelles surprises, pour le plus grand bonheur des yeux, et des passionnés de poissons.</p>



<p><em><strong>Sources</strong></em></p>



<p><a href="https://www.researchgate.net/publication/344337071_Rasbora_marinae_a_new_species_of_cyprinid_fish_from_northwestern_Borneo_Teleostei_Danionidae" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rasbora marinae, a new species of cyprinid fish from northwestern Borneo (Teleostei: Danionidae)</a></p>



<p><a href="https://www.researchgate.net/publication/323151581_Annotated_checklist_of_freshwater_fishes_from_Brunei_Darussalam_Borneo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Annotated checklist of freshwater fishes from Brunei Darussalam, Borneo</a></p>



<p><strong>Photographies &#8211; Bannières</strong></p>



<p><em>Paysage cascade ©</em> <a href="https://www.1stopborneo.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1StopBorneo</a></p>



<p><em>Poisson Rasbora marinae © Heok Hui Tan / Maurice Kottelat</em></p>
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		<title>A Madagascar, la redécouverte du Ptychochromis insolitus</title>
		<link>https://www.fishipedia.fr/article/la-redecouverte-du-ptychochromis-insolitus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Chartrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2014 18:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[conservation-secondary-type]]></category>
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		<category><![CDATA[Forêts tropicales]]></category>
		<category><![CDATA[Poisson]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grâce à une expédition en novembre dernier à Madagascar, Tim McCaskie, expert du zoo de Toronto a retrouvé cinq espèces de poisson d’eau douce sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em>Grâce à une expédition en novembre dernier à Madagascar, Tim McCaskie, expert du zoo de Toronto a retrouvé cinq espèces de poisson d’eau douce sur le point de disparaître.</em></p>
<p style="text-align: left;">Accompagné d’une équipe de biologistes, le scientifique a mis la main sur un spécimen de <em>Ptychochromis insolitus, </em><em>a</em>ppelé aussi « cichlidé du Mangarahara ».</p>
<p style="text-align: left;">Jusqu&rsquo;à présent, seuls deux mâles <em>P. insolitus </em>avaient pu être maintenus en captivité par le zoo de Berlin. En mai 2013, soutenu par le Zoological Society of London (ZSL<em>),</em> un appel mondial avait été lancé à destination des aquariophiles et des scientifiques pour trouver une femelle en âge de se reproduire.</p>
<p style="text-align: left;">Resté sans réponse, l&rsquo;idée d&rsquo;organiser une expédition à Madagascar pour rechercher des <i>P.</i> <em>insolitus</em> émerge.</p>
<p style="text-align: left;">Organisée en novembre 2013 par Tim McCaskie et Brian Zimmerman en partenariat avec la <em>ZSL</em> et des biologistes locaux, l’expédition se concentre sur l’ouest de l’île. C’est après plusieurs semaines de recherches infructueuses que le protecteur de la vie sauvage au zoo de Toronto tombe sur un village où les habitants lui montrent un spécimen de <em>P. insolitus </em>mort et séché.</p>
<p style="text-align: left;">Il oriente alors ses recherches sur le fleuve Mangarahara. Grâce à la collaboration des pêcheurs locaux, les trouvailles dépassent toutes ses attentes. Outre des <em>P. insolitus</em>, il récupère des <i>Lamena</i>, des <i>Pachypanchax</i> et d&rsquo;autres cichlidés menacés. Au total, ce sont 18 poissons qui sont transférés dans une structure spécialisée au nord de l&rsquo;île pour entamer le programme de conservation. Un programme qui donne des résultats prometteurs après seulement quelques jours de traitement.</p>
<p style="text-align: left;">Tim McCaskie n’en est pas à son coup d’essai. Ces deux premières expéditions à Madagascar en 2010 et 2011 avaient permis de retrouver des espèces en danger voire même considérées comme disparues par l&rsquo;IUCN. Pêché dans le fleuve Ivoloina, le <em>Ptychochromoides itasy</em>, n’avait plus été aperçu depuis les années 70.</p>
<p style="text-align: left;">Dans ses rapports, Tim McCaskie explique que les locaux se montrent très intéressés au destin des espèces en péril et suivent avec intérêt les tentatives de réintroduction. Selon lui, la collaboration avec les habitants est fondamentale et permet aux scientifiques de sensibiliser les pêcheurs aux dispositifs de capture durable afin d&rsquo;éviter d&#8217;empirer la situation.</p>
<p style="text-align: left;">En 2004, un rapport de l&rsquo;IUCN classait comme sérieusement menacées 55% des espèces natives de Madagascar. En dix ans, la situation n’a pas évolué. Tim McCaskie n’a donc pas fini de <em>donner une seconde chance aux espèces en voie d’extinction.</em></p>
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		<title>Comment un killi espagnol a échappé à l&#8217;extinction ?</title>
		<link>https://www.fishipedia.fr/article/gros-plan-sur-le-valencia-hispanica/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Benoit Chartrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2013 12:43:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article]]></category>
		<category><![CDATA[conservation-secondary-type]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Écologie]]></category>
		<category><![CDATA[news-type]]></category>
		<category><![CDATA[push-type]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[who-primary-type]]></category>
		<category><![CDATA[Killi]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de la faune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Actuellement décrite comme éteinte sur l&#8217;ensemble du territoire français, l&#8217;espèce fut très menacée dans l&#8217;ensemble de son aire de répartition en Espagne : à la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-left"><strong>Actuellement décrite comme éteinte sur l&rsquo;ensemble du territoire français, l&rsquo;espèce fut très menacée dans l&rsquo;ensemble de son aire de répartition en Espagne : à la fin des années 80, les derniers spécimens survivaient dans de rares lagunes à proximité de Valence.</strong></p>



<p class="has-text-align-left">Qui sait aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;un petit poisson argenté, rayé de jaune, fut autrefois présent en France, dans la région de Perpignan ?</p>



<p class="has-text-align-left">Le <em>Valencia hispanica</em> , &lsquo;samarugo&rsquo; en espagnol, est actuellement au centre d&rsquo;un programme de réhabilitation ambitieux mené par l&rsquo;état espagnol.</p>



<p class="has-text-align-left">Cette espèce devrait avoir une réelle valeur symbolique pour de nombreux aquariophiles : elle fut l&rsquo;un des premiers poissons à avoir été maintenus en captivité et ce, depuis 1881.</p>



<h2 class="has-text-align-left wp-block-heading"><strong>Les causes de sa raréfaction</strong></h2>



<p class="has-text-align-left">Originaire de la péninsule ibérique, le samarugo a subi un déclin très important tout au long du XXe siècle.</p>



<p class="has-text-align-left">Il a perdu plus de 80 % de sa population entre 1980 et 1990 suite à la destruction de son habitat, à l&rsquo;augmentation des pollutions agricoles et à l&rsquo;introduction d&rsquo;une espèce américaine : la <em>Gambusia holbrooki</em>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="/wp-content/uploads/2013/10/Gambusia_holbrooki_2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="/wp-content/uploads/2013/10/Gambusia_holbrooki_2.jpg" alt="Gambusia holbrooki - Etrusko" class="wp-image-488" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Gambusia_holbrooki_2.jpg 640w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Gambusia_holbrooki_2-356x267.jpg 356w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Gambusia_holbrooki_2-300x225.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Gambusia_holbrooki_2-154x115.jpg 154w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a><figcaption>Gambusia holbrooki © Etrusko</figcaption></figure></div>



<p class="has-text-align-left">Sa disparition est principalement due à l&rsquo;assèchement et à la dégradation des zones humides suite à la forte expansion des zones habitables.</p>



<p class="has-text-align-left">La collecte par les aquariophiles a pu accélérer le déclin des populations mais l&rsquo;ampleur des conséquences liées à ces prélèvements restent inconnues.</p>



<p class="has-text-align-left">Longtemps recherché par les passionnés, le samarugo est aujourd&rsquo;hui un poisson tombé dans l&rsquo;oubli. Il a perdu sa notoriété aux profits d&rsquo;espèces cousines plus exotiques telles que les espèces des genres <em><a title="Aphyosemion" href="https://www.fishipedia.fr/poissons/?sch=Aphyosemion" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Aphyosemion</a></em>, <em><a title="fundulopanchax" href="https://www.fishipedia.fr/poissons/?sch=fundulopanchax" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fundulopanchax</a></em> ou encore <a title="Simpsonichthys" href="https://www.fishipedia.fr/poissons/?sch=Simpsonichthys" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Simpsonichthys</a>.</p>



<p>Le samarugo est considéré en danger par la législation espagnole depuis 1990. Il est également protégé dans la région de Valence depuis 1994.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia.jpg" alt="" class="wp-image-4406" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia.jpg 1024w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia-356x267.jpg 356w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia-768x576.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia-644x483.jpg 644w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia-300x225.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2014/10/Albufera-de-Valencia-154x115.jpg 154w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Albufera de Valencia © Etrusko</figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">La biologie du samarugo</h2>



<p class="has-text-align-left">Le samarugo se rencontre dans les lagunes et les petits ruisseaux du bord de côte. C&rsquo;est une espèce vive pouvant mesurer jusqu&rsquo;à huit centimètres. En milieu naturel, il se nourrit principalement de petits insectes et de larves.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Valencia-hispanica-Matt-Ford.jpg"><img decoding="async" src="/wp-content/uploads/2013/10/Valencia-hispanica-Matt-Ford-640x390.jpg" alt="Valencia hispanica Matt Ford" class="wp-image-495"/></a><figcaption>Valencia hispanica © Matt Ford</figcaption></figure></div>



<p class="has-text-align-left">Mâles et femelles sont aisément reconnaissables, les mâles ayant le bord des nageoires dorsale et caudale jaune ou orange, tandis que celui des femelles est brunâtre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le programme de conservation</h2>



<p class="has-text-align-left">Le programme de réintroduction a été lancé par une association regroupant passionnés et scientifiques, soutenue par les instances écologiques espagnoles.</p>



<p class="has-text-align-left">L&rsquo;objectif du programme fut d&rsquo;organiser le maintien voire le redéploiement du samarugo dans les régions les plus préservées.</p>



<p class="has-text-align-left">Pour ce faire, l&rsquo;état a retenu une liste précise de rivières et lagunes propices à son retour. La présence d&rsquo;espèces exotiques dans certains sites de peuplement initial a empêché sa réintroduction dans toute son aire originelle. Pour palier à ce problème, des zones artificielles reproduisant le biotope naturel du samarugo ont été recréées.</p>



<p class="has-text-align-left">Compte tenu de la situation difficile de l&rsquo;espèce, les mesures de conservation in situ ont été appuyées par un programme de reproduction en captivité. Seul l&rsquo;introduction d&rsquo;un nombre suffisant d&rsquo;individus lors des réintroductions et des renforcements des populations pouvait permettre la réussite de l&rsquo;opération.</p>



<p class="has-text-align-left">Des études furent menées pour permettre la réalisation de ces différentes actions sans affecter les populations sauvages.</p>



<p class="has-text-align-left">Pour éviter les effets indésirables liés à l&rsquo;élevage en captivité, comme le développement de la consanguinité, des mesures correctives ont été adoptées. Un grand nombre de spécimens différents furent utilisés pour l&rsquo;établissement des populations captives, ce qui ne fut pas toujours facile à réaliser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des signes encourageants</strong></h2>



<p class="has-text-align-left">Le programme de reproduction fut lancé au milieu des années 1990 avec une population initiale de 300 individus. Il a permis la naissance d&rsquo;environ 25.000 samarugos par an. À ce jour, plus de 200.000 poissons sont nés en captivité et ont été relâchés dans la nature.</p>



<p class="has-text-align-left">Pour maintenir la cohérence zoologique des différentes zones géographiques, les réintroductions furent effectuées en tenant compte des différents groupes génétiques. Les samarugos furent régulièrement relâchés durant les mois d&rsquo;octobre et novembre en synchronisation avec le cycle naturel de reproduction des individus nés la même année.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz.jpg" alt="" class="wp-image-2005" srcset="https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz.jpg 1200w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz-400x267.jpg 400w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz-768x512.jpg 768w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz-725x483.jpg 725w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz-300x200.jpg 300w, https://www.fishipedia.fr/wp-content/uploads/2013/10/Albufera_campos_de_arroz-1024x683.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></a><figcaption>Lagune d’Albufera © Etrusko</figcaption></figure></div>



<p class="has-text-align-left">Au vu du succès de l&rsquo;opération, des études sont actuellement menées en vue d&rsquo;étendre les aires de réintroduction à des régions non protégées où l&rsquo;espèce était historiquement présente.</p>



<p class="has-text-align-left">Bien que l&rsquo;espèce soit encore considérée comme menacée, le programme de réintroduction espagnol a permis le maintien et même le repeuplement de nombreux bassins. De nombreuses sous-populations ont pu être sauvées d&rsquo;une disparition certaine.</p>



<p class="has-text-align-left">Des preuves attestent de la présence initiale du samarugo dans la région de Perpignan. La transformation totale et systématique des zones marécageuses en domaines agricoles fut fatale pour l&rsquo;espèce.</p>



<p class="has-text-align-left">Cependant, rien n&#8217;empêche quelques petits courageux à partir à la recherche d&rsquo;éventuelles populations survivantes. L&rsquo;exemple espagnol prouve que la disparition d&rsquo;une espèce en difficulté n&rsquo;est pas une fatalité.</p>



<p class="has-text-align-left">D&rsquo;autres exemples existent également sur notre territoire. Des programmes d&rsquo;ampleur pour la restauration des habitats aquatiques sont actuellement en cours dans plusieurs régions françaises. Les efforts engagés ont ici aussi porté leur fruit.</p>



<p>L&rsquo;un des faits les plus marquants est celui de la Seine : à la suite de mesures importantes pour l&rsquo;amélioration de la qualité de l&rsquo;eau du fleuve, le nombre d&rsquo;espèces de poisson est passé de douze à trente-deux entre 1983 et 2013. Plusieurs poissons migrateurs comme le saumon, la truite de mer ou l&rsquo;alose ont fait un retour marqué, signes révélateurs du succès de l&rsquo;opération.</p>



<p class="has-text-align-left">Pour le moment, aucun programme n&rsquo;est en cours pour le <em>Valencia hispanica</em>. Mais qui sait ? Avec le temps, peut-être le samarugo reviendra-t-il lui aussi pointer le bout de son nez dans les cours d&rsquo;eau du sud de la France ?</p>
</div></div>



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