L'Aphyosemion de Celia

Fiche poisson, dernière mise à jour : 02/07/2020

Introduction

L'Aphyosemion celiae, nommé parfois Aphyosemion de Celia, est un petit poisson tropical endémique des bassins du Mungo et de la Mémé au Cameroun.

Qui est-il?

Informations scientifiques

Famille Nothobranchiidae
Genre Aphyosemion
Descripteur Scheel
Année de description 1971

Spécificités des espèces du genre

Tous les Aphyosemion se rencontrent en eau douce, dans les forêts équatoriales d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique Centrale. Ce sont des habitants communs des petits étangs et des ruisseaux. Contrairement à certains cousins, ce ne sont pas des espèces annuelles.

Aphyosemion a constamment été considéré comme un genre distinct depuis sa description (Myers, 1024), même si le nom n’est pas immédiatement accepté par tous les auteurs qui ont, assez longtemps, continué à utiliser Panchax. Ce genre a, ensuite, été souvent divisé dans les années 1970. La définition d'Aphyosemion a suivi la tendance générale de la division en systématique. Ainsi, ce genre a éclaté en plusieurs autres tels que Fundulopanchax, Callopanchax, Archiaphyosemion et Scriptaphyosemion.

Aphyosemion est un genre qui regroupe de nombreuses espèces, une centaine actuellement. On lui attribue également 9 sous-genres. Actuellement, la monophylie des sous-genres n’est supportée que par les données ADN et il n’existe pas un seul caractère externe qui permette d’identifier sans ambiguïté, les membres du genre. Toutefois, la combinaison de 6 pores dans le canal operculaire, de 14 écailles circumpédonculaires (parfois moins) et de rayons antérieurs de la nageoire anale jamais filamenteux permettent de séparer Aphyosemion des autres Nothobranchiidae.

Un certain nombre de caractères communs aux différentes espèces caractérisent ce genre :

● corps cylindrique plutôt allongé ;

● position variable de la nageoire dorsale par rapport à la nageoire anale (caractéristique des différents sous-genres ;

● filaments des nageoires impaires généralement plus longs chez les mâles les plus âgés ;

● nageoire caudale en forme de lyre ;

● écailles de l’opercule dirigées vers le haut.

En ce qui concerne les comptages et les mensurations :

● nombre moyen de rayons de la nageoire dorsale : 11,1 ;

● nombre moyen de rayons de la nageoire anale : 14,3 ;

● longueur prédorsale / longueur standard (moyenne) : 65,1 % ;

● hauteur du corps / longueur standard (moyenne) : 20,1 % ;

● nombre moyen de vertèbres : 27,7.

Les Aphyosemion ne sont pas des espèces annuelles.

Caractéristiques principales

  • Taille
    entre 4 et 5 cm
  • Forme
    -
  • Motif
    -
  • Mimétisme
    Aucun

Comment me reconnaître ?

Plusieurs auteurs reconnaissent deux sous espèces, Aphyosemion celiae celiae Scheel, 1971  et Aphysemion celiae winifredae Radda & Scheel, 1975.

Ces deux sous espèces qui se ressemblent beaucoup sont allopatriques. La première A. c. celiae est restreinte au bassin moyen du Mungo au Cameroun occidental, alors que la seconde A. c. winifredae n’est connue que de sa localité type, un petit cours d’eau affluent de la haute Mémé au Cameroun.

Aphyosemion celiae est robuste et possède des nageoires impaires arrondies. La nageoire dorsale possède 11-12 rayons ; la nageoire anale 15 rayons. La position nageoire dorsale / nageoire anale = 1/7. Il existe 29-30 écailles le long de la ligne latérale.

Coloration

Elle peut légèrement varier selon les deux sous-espèces, mais globalement, on peut la résumer comme suit :

Male : le corps est rouge-brun profond. Les flancs antérieurs sont bleu-vert et quelque peu iridescents. Il existe un certain nombre de taches rouges sur les flancs dont le nombre et la taille varient selon les populations. Les nageoires dorsale et anale sont rouge-brun à la base suivies d’une bande rouge foncé puis d’une large marge jaune-blanc à orange-jaune. La nageoire caudale est rouge-brun à la base, suivie d’une bande rouge foncé en forme de demi-cercle ou de demi-ellipse, puis d’une large marge jaune-blanc à orange-jaune s’étendant tout autour de la nageoire.

Femelle : le corps est gris-brun. Lorsqu’elles sont effrayées ou soumises à une forte lumière, une bande foncée longitudinale irrégulière  peut apparaître. Chez les spécimens en bonne santé, maintenus dans des conditions adéquates, cette bande n’est généralement pas visible. Quelques taches brun foncé à rouge-brun existent surtout sur la partie frontale. Toutes les nageoires sont incolores.

Dimorphisme & Dichromatisme

Le mâle Aphyosemion celiae est plus coloré et plus grand que la femelle.

Mode de vie & Comportement

  • Sociabilité adulte
    vivant en couple ou en solitaire
  • Mode de vie
    Diurne
  • Territorial
    Oui
  • Type de nage
    plutôt calme

L'Aphyosemion celiae est un poisson vivant en petit groupe éparse qui réside naturellement proche de la surface et dans la végétation. C'est une espèce au tempérament plutôt calme.

L'Aphyosemion celiae peut devenir caractériel dans certains contextes mais il est globalement peu agressif.

Mode de reproduction

Les Aphyosemion celiae pondent des œufs adhésifs, d’un diamètre d’environ 1,2 mm, dans la végétation immergée.

D'où vient-il?

Statut de conservation IUCN

En Savoir Plus

Une espèce est déclarée menacée si elle répond à des critères précis (disparition de l'habitat, déclin important de sa population, érosion génétique, chasse ou pêche trop intensive etc.).

Présence géographique & Etat des populations

L'Aphyosemion celiae est endémique de basse Guinée dans quelques ruisseaux et marais des bassins du Mungo et de la Mémé au Cameroun.

La distribution de Aphyosemion celiae celiae est restreinte au bassin de lu Mungo dans l’ouest du Cameroun. Le bassin supérieur de cette rivière est menacé par la sédimentation et la pollution des plantations de bananes. Cela pourrait constituer une menace possible pour toutes les espèces situées en aval. Comme de plus, cette sous-espèce est connue de moins de cinq localités, on peut estimer qu’elle est admissible au statut d’espèce en danger. L'Aphyosemion celiae est encore récolté pour le commerce des aquariums, mais la quantité de spécimens sauvages récoltés n'est pas connue.

En ce qui concerne la sous-espèce Aphyosemion celiae winifredae, il existe trop peu de données pour évaluer son statut.

Quel est son écosystème?

Caractéristiques du milieu

  • pH (Acidité)
    5.5 - 7.0
  • Température
    22 - 26 °C
  • GH (Dureté)
    3 - 10
  • Courant
    lent

Présentation du biotope

L'Aphyosemion celiae réside naturellement dans une eau légèrement acide. Le sol est généralement constitué d'humus.

Conseils pour sa maintenance en aquarium

Rappel général sur les données de maintenance

Dans la Nature, les poissons sont soumis aux conditions météorologiques et vivent dans des eaux dont les caractéristiques sont variables. Les conseils proposés par notre équipe pour la maintenance en aquarium sont des estimations et ne peuvent être assimilés à des données scientifiques.

Les poissons sauvages sont plus difficiles à élever que les espèces issues de l'élevage. Certains traits de caractère peuvent également avoir évolué.

Nos recommandations

  • Volume min
    20 litres
  • Population min
    2 individus
  • Température
    22 - 26 °C
  • pH (Acidité)
    5.5 - 7.0

Caractéristiques

  • Difficulté d'élevage
    facile
  • Comportement
    moyennement agressif
  • Robustesse
    plutôt robuste
  • Disponibilité
    occasionnellement disponible

Introduction

L'Aphyosemion de Celia est un poisson qui vit naturellement à une température comprise entre 22 °C et 26 °C. Le pH de l'eau oscille de 5.5 à 7.0 et la conductivité entre 20 μS/cm-1 et 100 μS/cm-1.

A savoir, avant l'achat de poisson, il est indispensable de lire la fiche qui lui est dédiée afin d'éviter tout conflit potentiel dont la finalité est généralement la mort de l'individu (ou des autres habitants). Il est important de ne pas surcharger son aquarium pour limiter la pollution. La maintenance en sera facilitée.

Afin de préserver la vie sauvage, si vous faîtes l'acquisition de cet animal, il ne doit pas être relâché en milieu naturel. Voir aussi, la charte Fishipedia.

Population & Environnement

L'Aphyosemion celiae est un poisson qu'il convient de maintenir en aquarium spécifique. Un bac de 20 litres est suffisant pour envisager son élevage. L'associer à d'autres espèces n'est pas fondamentalement impossible mais un travail de documentation est nécessaire pour la constitution de la population.

Attention, l'Aphyosemion celiae est un excellent sauteur, utilisant naturellement cette faculté pour changer de zone de vie ou pour échapper à des prédateurs. L'aquarium doit être parfaitement recouvert pour éviter qu'il ne réalise un saut mortel...

Pour éviter que l'eau ne devienne trop polluée, il est recommandé d'effectuer un renouvellement mensuel de 20% à 30% du volume d'eau. Attention, l'eau ajoutée doit être à une température voisine de celle de l'aquarium.

À noter toutefois que les killis ont une forte tendance à l'hybridation. Il vaut donc mieux préférer maintenir des espèces relativement éloignées et éviter celles du même genre, d'autant que les femelles sont souvent difficiles à distinguer d'une espèce à l'autre.

Conseils pour l'alimentation

Dans la nature, Aphyosemion celiae se nourrit de vers, de crustacés et d’insectes. Il est préférable de nourrir cette espèce carnivore avec des aliments vivants ou congelés.

Comme pour tous les poissons, il convient de ne pas trop les nourrir pour éviter de polluer l'eau. Pour un poisson adulte, vous pouvez le nourrir une fois par jour.

Protocole de reproduction

Sa reproduction en aquarium est considérée comme plutôt facile. Elle a idéalement lieu à une température avoisinant les 20 °C pour un pH de 6.0.

Dans l’aquarium de reproduction, il est conseillé de réduire l’intensité lumineuse, de ne pas laisser la température de l’eau dépasser 26°C et d’effectuer des changements partiels, réguliers et fréquents de l’eau qui doit être légèrement acide et avec faible conductivité (eau de pluie par exemple). Les œufs sont déposés par paire ou par trois sur le substrat, si possible dans les couches supérieures de l’eau, par exemple, sur les plantes à feuilles immergées ou encore mieux les plantes flottantes.

Une fois qu’ils sont fécondés, les œufs doivent être récoltés puis stockés dans un petit récipient séparé avec une solution d’inhibiteur du champignon, comme l’Acriflavine, ajouté à l’eau (non obligatoire). Les œufs éclosent spontanément après la période normale d’incubation, selon la température (température plus élevée, période plus courte). Il est également possible de laisser les œufs incuber sur de la mousse de java humide ou même dans l’aquarium de reproduction, puis de ramasser les alevins à la surface de l’eau pour les transférer dans un bocal séparé. S’ils sont bien nourris, les parents ne mangent théoriquement ni leurs œufs ni leurs alevins, mais on peut néanmoins les retirer de l’aquarium de reproduction pour plus de sécurité.

Exemples d'aquariums contenant cette espèce

Littérature associée à l'espèce

Pour aller plus loin

En apprendre plus sur la toile

Réalisation

Participation & Validation

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Benoit Chartrer

Didier Paugy

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