goujon impérial

Nom scientifique Hypseleotris compressa
Descripteur Krefft
Année description 1864
Statut IUCN LC
Famille Eleotridae
Genre Hypseleotris
Hypseleotris compressa Hypseleotris compressa

Introduction

Hypseleotris compressa, plus communément appelé « goujon impérial », est un poisson tropical originaire d'Australie et du sud de la Nouvelle-Guinée. Cette espèce est célèbre pour les couleurs vives qu'arborent les mâles en période de reproduction.

Qui est-il ?

Le genre Hypseleotris

Les Hypseleotris sont des petits poissons originaires d'Océanie et d'Asie du Sud-Est. Deux espèces sont répertoriées en Afrique. Précédemment, une partie des taxons était enregistrée sous le genre Eleotris. Sur les quinze espèces décrites en 2021, au moins cinq sont menacées, dont deux de manière critique. Les principales causes semblent être l'arrivée d'animaux invasifs. La plupart des espèces décrites aux Philippines et en Indonésie sont très mal connues. Il est d'ailleurs probable que des animaux soient encore non décrits dans ces régions, et en Afrique.

Ces poissons sont facilement identifiables à leur morphologie atypique. Celle-ci est caractérisée par une tête et un corps fortement compressés latéralement. La bouche est petite et n'atteint pas le bord antérieur de l'orbite. La silhouette rappelle parfois les cyprinidés, d'où leur appellation commune anglophone de « goujon ». Outre ces aspects, ces poissons possèdent deux nageoires dorsales, la seconde étant plus allongée. Une tache ovoïde est visible à la base des nageoires pectorales. Les mâles sont différentiables des femelles par leur tête plus grosse et leurs couleurs plus prononcées. La nageoire caudale est arrondie chez ces derniers, alors qu'elle est tronquée chez la femelle.

Recensées de l'Afrique du Sud au Japon, en passant par l'Australie, ces poissons fréquentent une large diversité de biotopes. Une bonne partie des espèces se reproduisent en eaux douces mais les larves, emportées par les courants, grandissent en eaux saumâtres, voire marines. En période de reproduction, les mâles paradent, c'est à cette occasion que leurs couleurs sont les plus vives. Ils attirent la femelle vers un nid sur le fond. Une fois la ponte réalisée, la femelle quitte les lieux et le mâle protège la ponte jusqu'à la naissance des alevins. Les œufs, d'une taille inférieure à 0,4 mm sont parmi les plus petits du monde des vertébrés.

Les Hypseleotris sont principalement carnivores. Ils chassent des microorganismes aquatiques et des larves. Ils complètent ce régime avec des algues. En dehors des périodes de reproduction, ils ont tendance à être grégaires.

Morphologie

  • Taille moyenne
    7 cm
  • Taille maximale
    12 cm
  • Longévité
    8 ans
  • Taille moyenne
    7 cm
  • Taille maximale
    12 cm
  • Longévité
    8 ans

Comment reconnaître le goujon impérial ?

Le goujon impérial est tricolore avec un corps majoritairement rouge, bleu et or. Comme ses congénères, le corps et la tête sont fortement compressés. Cette espèce possède une épine anale, et entre 10 à 12 rayons mous.

Les nageoires dorsales et anale sont orangées avec un double liseré noir puis bleu. La deuxième nageoire dorsale présente également des petites taches blanchâtre à turquoise. La nageoire caudale est recouverte de ponctuations bleu clair.

Les jeunes sont dans les tons beiges. Les couleurs s'affirment peu à peu lors de la croissance.

Différences entre mâles et femelles

Comme chez leurs congénères, le mâle possède une tête plus imposante. Les nageoires dorsales et anale sont également plus allongées chez ce dernier.

Mode de vie & Comportement

  • régime
    carnivore
  • Sociabilité
    grégaire
  • territorialité
    Non
  • Mode de vie
    Diurne

Cette espèce vit en groupes plus ou moins importants dans des zones de faible profondeur. En dehors de la reproduction, les différents individus se tolèrent parfaitement et chassent ensemble les microorganismes. Certaines populations fréquentent des milieux salins et les mangroves.

 

Mode de reproduction

  • Espèce migratrice
    Non

La reproduction survient durant les mois les plus chauds. À cette période, les mâles matures deviennent territoriaux et commencent à préparer un nid. Ils y attirent les femelles voisines en réalisant des parades nuptiales attrayantes. Les œufs sont pondus sur un rocher, du sable ou dans la végétation. Une fois le frai terminé, seul le mâle protège, ventile et nettoie la ponte jusqu'à l'éclosion. Généralement, les jeunes éclosent au bout d'une douzaine d'heures.

Chez une partie des populations au moins, les alevins sont emportés vers les eaux saumâtres et marines. Les premiers mois de croissance ont alors lieu dans les estuaires et mangroves puis les jeunes adultes regagnent les rivières.

Espèce inoffensive

Cette espèce ne présente pas de danger particulier pour l'Homme en cas de rencontre dans son milieu naturel.

D'où vient-il ?

Présence géographique & État des populations

Cette espèce possède l'une de plus larges aires de répartition parmi les Hypseleotris. Quand ils sont présents, ils sont très communs et généralement majoritaires dans la biomasse aquatique.

Elle est rencontrée dans les eaux côtières d'Australie occidentale. Dans le Pilbara, des populations sont trouvées plus à l'intérieur des terres. Mise à part cette région, ce poisson est rarement présent à plus de 50 km de la côte. Des populations vivent également en Nouvelle-Guinée.

Contenu publicitaire

Quel est son habitat ?

Caractéristiques du milieu naturel

  • Température
    15 - 35 °C
  • pH (acidité)
    5 - 9
  • gh (dureté)
    6 - 16
  • Courant
    Tout type

Présentation du biotope

Cette espèce fréquente une large diversité de milieux, allant des eaux stagnantes aux parties agitées des ruisseaux. Elle vit à faible profondeur, cachée dans la végétation aquatique ou à proximité des arbres submergés.

Espèces du même biotope

Maintenance en aquarium

Déontologie

Fishipédia soutient la pratique d'une aquariophilie responsable et respectueuse de l'environnement. Nous encourageons la maintenance si celle-ci est motivée par le désir de comprendre le fonctionnement biologique du vivant et si elle est réalisée dans le respect de la vie animale.

Nous pensons que l'aquariophilie est une ouverture à la découverte des milieux aquatiques, en particulier d'eau douce, et que cette connaissance est nécessaire pour mieux protéger et respecter ces environnements. Logiquement, nous réfutons l'achat compulsif d'animaux qui ne trouveraient pas une place suffisante et / ou adaptée dans l'aquarium hôte.

Recommandations générales

  • Volume min
    200 litres
  • Population min
    4
  • Température
    15 - 35 °C
  • pH (acidité)
    5 - 9

Caractéristiques

  • Difficulté d'élevage
    modéré
  • Robustesse
    tolérant
  • Comportement
    peu agressif
  • Disponibilité
    occasionel

Recommandations chez nos partenaires

Rappels généraux

Il est fortement conseillé de lire la fiche complète dédiée et de se renseigner sur les retours d'expériences de maintenance de l'animal envisagé, ceci afin d'éviter tout conflit potentiel dont la finalité est généralement la mort de l'individu (ou des autres habitants). Il est important de ne pas surcharger son aquarium pour limiter la pollution. La maintenance en sera facilitée.

En eau douce, à l'état sauvage, les animaux sont soumis aux conditions météorologiques et vivent dans des eaux dont les caractéristiques sont souvent variables. Les conseils donnés par notre équipe pour la maintenance en aquarium sont des estimations et ne peuvent être assimilés à des données scientifiques. Les spécimens sauvages sont plus difficiles à élever que ceux issus de l'élevage. Certains traits de caractère peuvent également avoir évolué.

Afin de préserver la vie sauvage, si vous faîtes l'acquisition de cet animal, il ne doit pas être relâché en milieu naturel. Voir aussi, la charte Fishipedia.

Conseils de maintenance

L'élevage de cette espèce est accessible à condition de bien se renseigner sur ses besoins en aquarium. Les éventuels cohabitants doivent être choisis avec soin pour éviter la perte d'animaux.

Cette espèce est généralement disponible dans le commerce spécialisé ou auprès des clubs aquariophiles. Les spécimens issus d'élevage de longue date sont un peu plus faciles à élever mais il faut respecter les paramètres d'eau particuliers.

Le chlore et la chloramine sont dangereux pour la santé des animaux. Utilisés pour désinfecter l'eau, ces agents sont présents en quantité non négligeable dans l'eau du robinet. Nous conseillons d'utiliser un anti-chlore lors de chaque changement d'eau. Outre le chlore, des traitements et médicaments vendus pour l'aquariophilie contiennent parfois des métaux lourds dangereux à forte dose.

Entretien et équilibre de l'eau

Le goujon impérial est une espèce qui vit naturellement à une température comprise entre 15 °C et 35 °C. Pour une bonne maintenance, la température ne devrait jamais dépasser les 38°C sur de longues périodes. La teneur en nitrates devrait rester inférieure à 50mg/L. Pour garder une eau propre et non polluée, prévoyez un renouvellement mensuel de 20% à 30% du volume d'eau.

Incompatibilités formelles

Attention, le goujon impérial est incompatible avec les crustacés.

Cohabitation & Environnement

Étant un poisson grégaire, il convient d'installer au moins 4 individus dans un aquarium de 200 litres minimum. L'aquarium devrait être particulièrement planté, avec un fond sablonneux et quelques racines immergées. Vous pouvez opter pour deux mâles et deux femelles, de manière à pouvoir observer les parades nuptiales régulières de ces derniers.

Ces poissons sont paisibles avec leurs voisins. Cependant, attention à ne pas les faire cohabiter avec des poissons ou des crustacés nains car ils pourraient être chassés.

Conseils pour la maintenance en eau acide

Le goujon impérial vivant naturellement dans une eau acide, généralement en eau « noire » ou « tamisée », la mise en place d'une filtration sur tourbe est idéale pour son équilibre. L'ajout de feuilles en décomposition et de fruits d'aulnes peut sensiblement améliorer ses conditions de vie en augmentant naturellement l'acidité de l'eau.

Conseils pour l'alimentation

Le goujon impérial est carnivore. Cette espèce peut être nourrie avec des aliments secs (paillettes, granulés), de la nourriture fraîche et de la nourriture congelée. Pour éviter les carences, il est recommandé de varier les types de nourriture.

Protocole de reproduction

  • Nettoyage de la ponte
    Mâle
  • Protection de la ponte
    Mâle
  • Défense des alevins

La reproduction de cette espèce est très difficile en aquarium. La ponte s'obtient facilement, d'autant plus si on isole dans des conditions favorables un couple dans un aquarium spécifique bien planté.

La reproduction peut totalement être finalisée en eau douce, sans passage obligatoire en eaux saumâtres. Cependant, les larves sont si petites qu'il est extrêmement difficile de les nourrir. Un spécialiste australien rapporte n'avoir jamais réussi à mener plus de trois individus par couvée à l'âge adulte. Une couvée représentant autour de mille œufs.

Risques d'hybridation

De manière générale, il est conseillé de ne pas mélanger plusieurs espèces d'un même genre ou différentes variétés d'une même espèce pour éviter les risques d'hybridation.

Magasins partenaires proches

Ces animaux pourraient vous intéresser

Exemples d'aquariums contenant cette espèce

Apprendre en s'amusant

Découvrir les milieux

Pour aller plus loin

Sources & Réalisation

Participation & Validation

L'équipe de Fishipédia et les contributeurs spécialistes s'engagent à apporter un contenu de haute qualité. Cependant, bien que l'information soit issue de sources scientifiques ou de témoignages d'expériences de spécialistes, les fiches peuvent contenir des imprécisions.

Benoit Chartrer

Benoit Chartrer

Références bibliographiques

Low levels of genetic differentiation among populations of the freshwater fish Hypseleotris compressa (Gobiidae: Eleotridinae): implications for its biology, population connectivity and history - Dugald J McGlashan - Jane M Hughes - Heredity - 2001.

Phylogeny and Biogeography of the Eleotrid Genus Hypseleotris (Teleostei: Gobioidei: Eleotridae), With Redescription of H. cyprinoides - Peter J. Unmack - CHRISTINE THACKER - Australian Museum - 2005.

Intéragir avec Fishipedia

Pour entrer en contact avec notre équipe ou participer à notre projet.

Modèle de fiche et contenu © Fishipedia - Reproduction non autorisée sans demande préalable - ISSN 2270-7247 - Dernière mise à jour le 03/02/2023
Jours
Heures
Min
Sec

Très bientôt... Découvrez FishiShop
Des produits écologiques & ludiques
Pour soutenir le projet Fishipédia

Découvrez FishiShop
Des produits écologiques & ludiques
Pour soutenir le projet Fishipédia

  • {{name}}

    {{#street_number}}{{street_number}}, {{/street_number}}{{#route}}{{route}}{{/route}}
    {{postal_code}} {{town}}

    {{#phone}}{{phone}}{{/phone}}{{^phone}}-{{/phone}}